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	<title>Nose On The Road</title>
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	<description>Le tour du monde olfactif</description>
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	<title>Nose On The Road</title>
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		<title>Le clou de Girofle &#8211; Indonésie</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 10:44:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les matières premières]]></category>
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					<description><![CDATA[Durant mon voyage olfactif en Indonésie, j’ai passé 1 mois sur la grande île de Sulawesi afin de découvrir en partie les producteurs de Clou de Girofle et de Patchouli. Pour se faire, j’ai traversé l’île du nord au sud [&#8230;]]]></description>
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<pre>
</pre>
<p>Durant mon voyage olfactif en Indonésie, j’ai passé 1 mois sur la grande île de Sulawesi afin de découvrir en partie les producteurs de Clou de Girofle et de Patchouli. Pour se faire, j’ai traversé l’île du nord au sud jusqu’à arriver dans la petite ville de Kolaka où j’ai pu rencontrer <b>Van Aroma</b>. Cette entreprise dirigée par une famille indienne fait partie des leaders en Indonésie pour la production d’huiles essentielles telles que le Patchouli et le Clou de Girofle. J’ai été accueilli par Arjay, Manager Général de la filière à Kolaka, qui m’a fait visiter sur plusieurs jours les plantations et ainsi que leur usine de production. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/DSC02222-520x693.jpeg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20221124_161302-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Les plantations de Girofle</h2>
<pre>
</pre>
<p>Avec l’équipe de Van Aroma, nous sommes partis en jeep de Kolaka et nous nous sommes enfoncés dans la jungle environnante afin d’aller visiter les plantations de Girofle. Après 1h de route, nous sommes arrivés sur les hauteurs de la ville et nous avons commencé à être entourés par de nombreux Girofliers. Arrivés en fin d’après-midi, nous croisions sur la route plusieurs cueilleurs sur leur moto avec de gros sacs à l’arrière, remplis de clous de girofle correspondant à la récolte du jour. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20221124_161455-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre >
</pre>
<p>J’ai ainsi pu découvrir de grands arbres montant jusqu’à 10-15m, remplis de girofles verts à différents stades de maturité selon les arbres. Sur certains, le bouton de girofle se développait à peine, quand sur d’autres arbres le bouton avait atteint sa taille idéale pour être récolté, avant que le bourgeon ne se développe et devienne une fleur. En effet, le clou de girofle que l’on connait si bien est récolté lorsqu’il est en bouton, avant que la fleur ne se développe. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/DSC02233-700x933.jpeg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/DSC02254-700x934.jpeg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Lors de mon évolution dans les plantations, j’ai porté mon nez à ces boutons floraux encore verts, prêts à être récoltés. Une odeur incroyable et inattendue s’en échappait : un mélange solaire et salicylé entre une tubéreuse épicée et un jasmin floral frais, avec bien sur des notes d’eugenol. Une facette fruitée ananas puissante était présente, ainsi qu’une note lactée pêche. Un effet vanillé enveloppait ce parfum floral fruité et épicé, avec des touches de fraise des bois et d’anthranilate de méthyle.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20221123_165719-scaled-e1679230080749-520x520.jpg" alt="" width="300" height=""300" /></center></p>
<pre >

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Récolte des boutons de Girofle</h2>
<pre>
</pre>
<p>Une fois les boutons floraux prêts ils sont récoltés, avant que la fleur ne se développe. J’ai pu assister à la récolte de cette épice lors de ma visite des plantations. Le cueilleur indonésien était monté sur une « échelle » rudimentaire faite d’un long bambou où des tiges étaient insérées perpendiculairement afin de pouvoir grimper dessus. L’homme était à 12m de hauteur, pieds nus et avec un sac accroché autour de son cou, en train de cueillir à la main les bourgeons de girofle par grappes. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/DSC02224-700x933.jpeg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/DSC02271-520x694.jpeg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Les bourgeons se développant petit à petit sur différentes parties de l’arbre, le producteur doit venir plusieurs fois récolter le girofle sur un même arbre pour pouvoir en récupérer la totalité. Aussi, si le bouton floral est laissé sur l’arbre et qu’il n’est pas récolté au bon moment, il va donner une fleur. Après 1 mois, la fleur laissera place à un fruit qui va grossir et rougir et qui contiendra de nombreuses graines. Le producteur m’explique que même si 90% de la récolte correspond aux bourgeons floraux, il est possible aussi de récolter les fruits développés du girofle ou même la fleur. Ils seront séchés et mélangés au reste. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/DSC02232-700x934.jpeg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20221123_173226-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Une fois les bourgeons récoltés, ils sont séchés durant 1 semaine et c’est à ce moment-là qu’ils prendront la couleur marron qu’on leur connait. </p>
<p>Les feuilles des girofliers sont également récoltées afin de produire de l’huile essentielle de feuilles de girofle. Les producteurs les récupèrent lorsqu’elles tombent autour de l’arbre avec des gros râteaux et les mettent dans de gros sacs en toile. La récolte de ces feuilles se fait petit à petit, au fur et à mesure qu’elles tombent de l’arbre. Elles sont ensuite amenées à l’usine pour y être distillées quelques jours après. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/DSC02242-520x693.jpeg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/DSC02245-520x693.jpeg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Traitement à l’usine</h2>
<pre>
</pre>
<p>Lors de la récolte, les bourgeons floraux sont récupérés entièrement, avec leur tige. Ils sont ensuite séchés puis séparés :<br />
•	Les boutons floraux séchés correspondent aux clous de girofle. Étant un produit cher et recherché, ils sont uniquement destinés à l’alimentaire et à la confection des cigarettes indonésiennes.<br />
•	Les tiges font environ 5cm de long et ont plusieurs branches chacune, permettant d’y accrocher les boutons floraux. Ce sont ces tiges qui, une fois séchées, sont distillées afin de donner l’huile essentielle de girofle. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20221123_165728-520x694.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20221123_172843-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Pour la distillation à la vapeur d’eau des feuilles et des tiges, le feu est alimenté grâce aux anciennes feuilles de girofle déjà distillées puis à nouveau séchées : c’est quasiment le seul combustible qu’ils utilisent. Le temps de distillation diffère également selon la matière traitée :<br />
•	Feuilles de girofle : 5 heures de distillation<br />
•	Tige de girofle : 10 heures de distillation</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20221123_172901-scaled-e1679231088778-520x390.jpg" alt="" width="366" height="274" /></center></p>
<pre >
</pre>
<p>Après distillation, la solution obtenue est passée à travers un filtreur en polymère (0.04mm) qui permet de séparer l’huile essentielle et l’eau. On obtient alors l’huile essentielle de feuilles de girofle ou de girofle (tige), avec différentes concentrations en Eugénol :<br />
•	Huile essentielle de feuilles de girofle : 70-73% d’Eugenol<br />
•	Huile essentielle de girofle : 86-89% d’Eugenol</p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Description olfactive</h2>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20221123_174349-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20221123_173323-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>•	<b>Bourgeon floral frais :</b> solaire salicylé, tubéreuse, jasmin floral frais, eugenol, fruité ananas, lacté pêche, effet vanillé, fraise des bois, anthranilate de méthyle.</p>
<p>•	<b>Huile essentielle de Girofle :</b> effet cave caryophyllène, eugenol, fruité abricot, sous-bois, vanillé, fumé meth iso eugenol, effet aminé cardamome, frais eucalyptus</p>
<p>•	 <b>Tige après distillation :</b> effet encens, pot-pourri, fruit sec, minéral </p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Utilisation du girofle</h2>
<pre>
</pre>
<p>Comme précisé plus haut, la tige du girofle et les feuilles de l’arbre sont uniquement utilisées pour la fabrication d’huiles essentielles. </p>
<p>Le clou de girofle (bouton floral séché) est, quant à lui, utilisé en petite partie pour l’alimentaire : en poudre, dans les currys ou entiers, on le retrouve facilement dans nos cuisines. Mais la grosse majorité de la production mondiale de clou de girofle est destinée à la fabrication des <i>Kreteks</i>, les cigarettes indonésiennes. La plupart des indonésiens fument ces cigarettes composées de tabac et de clou de girofle. </p>
<pre>

</pre>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>La Mandarine &#8211; Brésil</title>
		<link>https://noseontheroad.com/la-mandarine-bresil/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Noseontheroad]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 12:06:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[Parfumerie]]></category>
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					<description><![CDATA[Mon voyage olfactif m’a amené en juin 2022 tout au sud du Brésil, dans la région de Rio Grande do Sul vers Porto Alegre. Je suis allé à Montenegro à la rencontre de BioCitrus, une des entreprises les plus importantes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20230228_004550-360x360.jpg" alt="" width="300" height="300" /></p>
<pre>
</pre>
<p>Mon voyage olfactif m’a amené en juin 2022 tout au sud du Brésil, dans la région de Rio Grande do Sul vers Porto Alegre. Je suis allé à Montenegro à la rencontre de BioCitrus, une des entreprises les plus importantes du pays concernant des matières premières phares en parfumerie : les agrumes ! J’ai découvert que c’était réellement un monde à part, avec une complexité insoupçonnée dans le processus de traitement et d’extraction de ces fruits, ainsi qu’un très grand nombre de produits obtenus à partir de tous ces agrumes. Durant mon séjour, j’ai pu en apprendre énormément sur la plupart des agrumes cultivés et extraits au Brésil, mais tout particulièrement sur la Mandarine. </p>
<p><i>Remarque : Durant mon voyage au Brésil, je suis également allé dans la région de Sao Paulo à Campinas, où j’ai pu visiter l’usine de Kaapi Fragrâncias afin d’y découvrir <b><a href="https:/la-feve-tonka-bresil/"target="_blank" rel="noopener noreferrer">la fève Tonka (lire l’article)</a></b> ainsi que <b><a href="https:/le-baume-copahu-bresil/"target="_blank" rel="noopener noreferrer">le Baume Copahu (lire l’article)</a></b>. </i></p>
<div class="lignejasmin">
<a onclick="myFunction()" href="#sectionjasmingrandi"></p>
<div class="colonnejasmin">
<img decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/11/Tonka-carree-520x520.jpg" alt=""><center></p>
<p><a href="https:/la-feve-tonka-bresil/"target="_blank" rel="noopener noreferrer"><b>LA FEVE TONKA</br> (lire l’article)</b></a></p>
<p></center></a>
</div>
<p><a onclick="myFunction()" href="#sectionjasminsambac"></p>
<div class="colonnejasmin">
<img decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/01/copahu-carre.jpg" alt=""><center></p>
<p><a href="https:/le-baume-copahu-bresil/"target="_blank" rel="noopener noreferrer"><b>LE BAUME COPAHU</br> (lire l’article)</b></a></p>
<p></center></a>
</div>
</div>
<pre>
</pre>
<p>Je remercie vraiment BioCitrus pour l’accueil qu’ils m’ont donné. Cette belle entreprise a été fondée il y a 150 ans en Italie, avant de s’établir à Montenegro au Brésil il y a 50 ans. Elle fait partie des leaders Brésiliens dans la production d’huile essentielle des différents agrumes. J’ai pu avoir un aperçu assez détaillé, durant ces quelques jours, du travail considérable de BioCitrus et des milliers de producteurs avec qui il travaille ces belles matières. </p>
<p>Cet article étant assez détaillé, voici un sommaire pour vous renvoyer directement aux différents chapitres :</p>
<div class"navmenuarticles">
  <a onclick="myFunction()" href="#plantations">•  Les plantations des Mandarines</a><br />
  <a onclick="myFunction()" href="#recolte">•  La récolte des fruits</a><br />
  <a onclick="myFunction()" href="#extraction">•  Les processus d’extraction des fruits</a><br />
  <a onclick="myFunction()" href="#olfaction">•  Description olfactive des différentes HE de BioCitrus</a>
</div>
<pre>
</pre>
<p> ↓</p>
<pre>

</pre>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220622_114710-scaled-e1677600318295-520x390.jpg" alt="" width="400" height="300" /><b id="plantations"></b></p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Les plantations des Mandarines</h2>
<pre>
</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">a) Les différentes Mandarines et leurs produits</h3>
<pre>
</pre>
<p>Il faut avant tout savoir qu’il y a plusieurs façons de récolter les Mandarines selon leur maturité. En fonction, on obtient des produits ayant subi différents processus d’extraction (voir chapitre plus bas sur l’extraction des huiles essentielles et du jus). On retrouve donc :</p>
<p><b>•  La Mandarine verte</b>, récoltée avant maturation du fruit. Après extraction elle donne :<br />
&#8211;	Les huiles essentielles de Mandarine Verte<br />
&#8211;	Les huiles essentielles de Mandarine Jaune<br />
<i>On n’utilise pas le jus.</i></p>
<p><b>•  La Mandarine mûre</b>, récoltée 4 mois après la verte. Après extraction, elle donne :<br />
&#8211;	Les huiles essentielles de Mandarine Rouge<br />
&#8211;	Le jus pressé de Mandarine </p>
<p>Chez BioCitrus, 3 variétés de Mandarine sont cultivées.<br />
&#8211;	La Mandarine Cai, considérée comme la meilleure qualité<br />
&#8211;	La Mandarine Pareci<br />
&#8211;	La Mandarine Montenegrina</p>
<pre>

</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">b) Au cœur des champs de Mandariniers</h3>
<pre>
</pre>
<p>BioCitrus travaille avec plus de 4000 producteurs : des petits (représentant 60% et correspondant entre 1 et 5 hectares de champs) tout comme des gros (représentant 40% et correspondant à des champs aux alentours de 100 hectares). </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/VideoCapture_20230228-011231-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220622_143741-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Lors de ma visite de plusieurs champs dans la région de Montenegro, j’ai pu découvrir des arbres de 2 à 3m de hauteur avec de nombreuses branches affaissées par le poids des mandarines orangées, prêtes à être récoltées. Le producteur m’explique que tout est organique, ils n’utilisent aucun pesticide. </p>
<p>La floraison de la Mandarine Cai a lieu en novembre, puis la récolte du fruit vert est en janvier et février. Par la suite, plusieurs branches sont coupées sur l’arbre afin d’apporter plus de lumière aux agrumes en train de murir. Cela permet ainsi d’avoir des fruits plus gros et diminue également le risque de maladies. La récolte des fruits mûrs a lieu de mai à juin.   </p>
<pre>

</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">c) Périodes de vie de l’arbre</h3>
<pre>
</pre>
<p>Lorsqu’un Mandarinier est planté, il lui faudra :<br />
&#8211;	3 ans pour produire 20% des fruits (par rapport à sa capacité maximale)<br />
&#8211;	4 ans pour produire 50%<br />
&#8211;	5 ans pour produire 80%<br />
&#8211;	6 ans pour produire 100%</p>
<p>Les récoltes débutent donc 3 ans après plantation et produiront 100% des fruits après environ 6 ans. La durée de vie d’un arbre producteur de Mandarines est de 25 à 30 ans. Après cette période, les arbres doivent être remplacés (même avant, s’ils ne donnent plus de fruits).</p>
<pre>
</pre>
<p><center id="recolte"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/VideoCapture_20230228-011317-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre >

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">La récolte des fruits</h2>
<pre>
</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">a) Périodes de récolte</h3>
<pre>
</pre>
<p>La période de récolte des Mandarines vertes (donc pas encore arrivées à maturité) diffère en fonction des variétés :<br />
&#8211;	La Mandarine Cai : janvier et février<br />
&#8211;	La Mandarine Pareci : fin février jusqu’à début mars<br />
&#8211;	La Mandarine Montenegrina : mars à fin mai</p>
<p>Puis, pour chaque variété, la récolte des mandarines mûres a lieu 4 mois après celle de la mandarine verte. La floraison aura lieu de nouveau plusieurs mois après, 2 mois avant la récolte des mandarines vertes.</p>
<pre>

</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">b) Le processus de récolte des fruits</h3>
<pre>
</pre>
<p>J’ai eu l’opportunité d’aller rencontrer un producteur qui travaille avec BioCitrus, dans la région de Montenegro. J’ai eu le droit à un accueil très chaleureux puis, sans perdre de temps, nous avons pris la jeep et nous nous sommes enfoncés dans la jungle brésilienne afin d’accéder à ses plantations de Mandariniers. </p>
<p>Ma visite ayant lieu en juin, nous étions donc à la période de récolte de la mandarine Cai mûre. Cette variété de Mandarines a 2 récoltes distinctes : fin mai et fin juin. Lors de la récolte ils récupèrent tous les fruits mûrs, la sélection aura lieu seulement après. Les bons fruits (pas abimés, gros etc.) seront envoyés pour le marché et le reste (soit 15%) vendu à BioCitrus pour la production de jus et d’huile essentielle. En revanche 100% des mandarines vertes, récoltées 4 mois plus tôt, sont envoyées à BioCitrus pour la production d’huile essentielle.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220623_091507-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre >
</pre>
<p>Il est nécessaire pour le producteur de retirer certains fruits verts de l’arbre durant leur croissance et d’alléger les branches sinon, l’année suivante, l&rsquo;arbre ne donnera quasiment aucune mandarine ou bien de faible taille. Sur une branche avec 10 fruits, 6-7 seront donc récoltés verts pour laisser la place au reste de murir. </p>
<p>Lors de ma découverte des champs, j’ai fait la rencontre de 2 cueilleuses brésiliennes adorables qui m’ont accueilli avec de grands sourires. Elles étaient afférées à récolter à la main des centaines de mandarines mûres sous ces grands arbres touffus. Une cueilleuse remplit 40 à 60 cagettes par jour, à raison de 1 cagette toutes les 5 minutes environ.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220623_092555-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220623_092919-360x485.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Les Mandarines sont ensuite amenées à l’usine du producteur en contrebas des champs où elles sont gardées 1 à 2 semaines maximum dans des chambres froides, le temps d’avoir assez de fruits. Elles sont alors nettoyées et triées en passant par une unique machine, selon le procédé suivant :<br />
1) Mises sur un tapis roulant, elles sont trempées dans un bain désinfectant<br />
2) Elles passent par des rouleaux qui permettent de faire tomber les feuilles etc<br />
3) Elles sont brossées pour retirer les dernières impuretés<br />
4) Elles sont finalement triées et séparées en fonction de leur taille</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/IMG-20220624-WA0000-520x691.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre >

</pre>
<p>Il y a 3 sélections de Mandarines :<br />
&#8211; <i>La Special Select</i> : vendue pour le marché<br />
&#8211; <i>La Select</i> : également pour le marché, mais fruits plus petits malgré une bonne apparence<br />
&#8211; <i>L’Extra</i> : principalement vendue à BioCitrus</p>
<p>Enfin, le producteur m’explique qu’il y a une distinction entre les fruits qui gardent leurs feuilles ou non. En effet, si elles gardent leurs feuilles lors de la récolte, ces mandarines devront rester dans l’état de Rio Grande do Sul : elles seront destinées aux marchés locaux et à BioCitrus (selon l’état du fruit). Si le producteur souhaite vendre ses mandarines aux marchés dans d’autres états, il devra procéder à la récolte des fruits en récupérant uniquement la mandarine sans les feuilles (interdit car celles-ci peuvent transmettre des maladies). C&rsquo;est pourquoi durant la récolte, les cueilleuses doivent tenir l’agrume d’une main et de l’autre couper le fruit à sa base. Ce dernier tombe alors dans un sac accroché à sa taille qui descend directement dans une cagette posée à ses pieds. </p>
<p>La vente des mandarines sans feuilles représente la plus grosse partie de son chiffre d’affaires. En une semaine, il vend :<br />
&#8211;	100 cagettes de fruits avec feuilles au marché local<br />
&#8211;	1000 à 2000 cagettes de fruits sans feuilles, aux marchés des autres états. Ses arbres étant encore jeunes, il pourra vendre près de 4000 cagettes d&rsquo;ici 2 à 3 ans.<b id="extraction"> </b></p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Les processus d’extraction des fruits</h2>
<pre>
</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">a) Arrivage des fruits à l’usine</h3>
<pre>
</pre>
<p>J’ai eu la chance de pouvoir assister à toutes les étapes, de la récolte des fruits à l’extraction de l’huile essentielle. Lors de ma visite de l’usine de BioCitrus, un camion rempli de milliers de Mandarines Cai venait d’arriver. Le processus avant extraction était le suivant :</p>
<p>&#8211;	Le camion entier passe sous une balance spéciale pour vérifier le poids de sa cargaison. Ici c’était un camion de 3-5 tonnes, mais cela peut monter jusqu&rsquo;à 30 tonnes pour les gros producteurs.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220622_114703-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre >
</pre>
<p>&#8211;	La qualité des fruits est vérifiée avant d&rsquo;être déchargés dans une grosse benne.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220622_114547-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre >
</pre>
<p>&#8211;	Le camion est ensuite repesé à vide pour connaitre le poids exact des fruits délivrés. Le producteur n’est pas payé sur place mais 1 semaine après la livraison. </p>
<p>&#8211;	Les fruits sont séparés des feuilles et des branches en 3 étapes, à l’aide de tapis roulants. Ces derniers, entrainant les agrumes, sont composés de cylindres tournants et séparés chacun d’un espace où les feuilles tombent. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220622_114638-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre >
</pre>
<p>&#8211;	Les fruits sont stockés dans des grandes caisses 3 à 4h maximum, en attendant la production.</p>
<p>&#8211;	Ils sont ensuite lavés une dernière fois à l’eau froide avec des rouleaux à brosse, avant d’être amenés dans la partie suivante de l’usine destinée à l’extraction du jus et de l’huile essentielle. </p>
<pre>

</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">b) Les différents processus d’extraction</h3>
<pre>
</pre>
<p>Le processus d’extraction va dépendre du fruit traité et du résultat voulu. Pour résumer, il existe 3 types de méthodes principales : </p>
<p>&#8211; <b>La FMC  :</b> C’est la méthode la plus utilisée par BioCitrus. Elle permet simultanément l’extraction du jus et de l’huile essentielle, sans être mélangés. FMC = Food Machinary Corporation<br />
<i>Méthode utilisée pour tous les agrumes mûrs, à l&rsquo;exception donc de la Mandarine verte.</i></p>
<p>&#8211; <b>La Pelatrice :</b> permet <i>d’exprimer</i> le fruit, soit d&rsquo;arracher sa 1ère peau. Cette dernière est alors emportée par de l’eau froide pour y récupérer l’huile essentielle.<br />
<i>Méthode utilisée par BioCitrus pour la Mandarine verte et le Yuzu.</i></p>
<p>&#8211; <b>La Sfumatrice :</b> on <i>presse</i> le fruit puis l’huile essentielle est emportée par le jus. Durant ce processus la peau n’est pas attaquée.<br />
<i>Méthode utilisée pour la Mandarine verte.</i></p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20230301_003226-700x525.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Ces différentes méthodes permettent de donner 3 huiles essentielles (= HE) distinctes :<br />
&#8211; <b>L’HE de Mandarine verte :</b> par Pelatrice, soit expression du fruit vert. Cette couleur verte vient de la chlorophylle contenue dans la peau qui se mélange à l’huile essentielle lorsque le fruit est exprimé.<br />
&#8211; <b>L’HE de Mandarine jaune :</b> par Sfumatrice, soit la presse du fruit vert. Cette couleur jaune vient du fait que l’huile essentielle est emportée par le jus, sans attaquer directement la peau de la mandarine verte.<br />
&#8211; <b>L’HE de Mandarine rouge :</b> par FMC, soit presse du fruit mûr et séparation directe du jus et de l’huile essentielle. Cette couleur rouge vient de la peau de la Mandarine mûre, lors de la presse de l’agrume.</p>
<p>BioCitrus possède plusieurs machines, qui peuvent traiter différentes quantités de fruits par heure :<br />
&#8211;	4 Pelatrices : 12 tonnes de fruits par heure<br />
&#8211;	4 Sfumatrices :18 tonnes de fruits par heure<br />
&#8211;	8 FMC : 30 tonnes de fruits par heure</p>
<pre>

</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">c) La Méthode de FMC</h3>
<pre>
</pre>
<p>Focalisons-nous sur la Mandarine mûre subissant le processus de FMC. Les méthodes de Pelatrice et Sfumatrice diffèrent seulement lors de la 1ère étape, soit l&rsquo;expression ou la presse des fruits. Par la suite, le processus est le même. Les différentes étapes pour la méthode de FMC sont les suivantes : </p>
<p>•  Cette machine étonnante est composée de petits bras métalliques qui vont entourer le fruit et le presser avant de remonter et exprimer sa peau. Dans le même temps, un cylindre perfore l’agrume et récupère son jus. Un jet d’eau entrainera alors sur le côté cette émulsion d’huile essentielle mélangée à des restes de peau, tandis que le jus extrait partira par une autre sortie.</p>
<p>•  On obtient alors 2 cuves différentes :<br />
&#8211;	Une cuve avec le jus et sa pulpe<br />
&#8211;	Une cuve contenant l’huile essentielle, des résidus de peau du fruit avec des cires végétales ainsi que de l’eau. Elle est appelée 1ère émulsion.</p>
<p>•  Concernant le jus, le marché demande généralement 8 à 10% de pulpe. Or lorsque le fruit est pressé le jus en contient 20% environ. Après extraction le liquide est donc filtré afin de retirer de la pulpe. Cette dernière peut être récupérée, pasteurisée puis vendue. </p>
<p>•  La 1ère émulsion (contenant l’huile essentielle, l’eau et autres résidus) est d’abord filtrée afin d’enlever les restes de peau du fruit. On obtient alors un mélange d’HE (<i>HE=huile essentielle</i>), de cires végétales et d’eau. A cet instant du processus, ce mélange ne contient que 10% d’HE. </p>
<p>•  Le liquide est passé dans une centrifugeuse, appelé aussi un concentrateur, afin de retirer un maximum d’eau et de cires. On passe alors à 90% d’HE, les 10% étant un reste d’eau et de cires. Puis le mélange est amené dans une 2ème centrifugeuse afin de concentrer à nouveau. Le résultat obtenu contient 98% d’HE et 2% de cires résiduelles. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220622_120603-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>•  Afin d’éliminer ce restant de cires, on place l’HE en cuve dans une chambre froide à -18°C pendant 30 jours. Les cires vont alors s’agglomérer sur les parois de la cuve et l’HE sera récupéré. Le produit obtenu est l’HE finale, appelée huile essentielle Cold Press.</p>
<p>•  Une standardisation peut avoir lieu, soit un mélange des lots obtenus selon la demande des différents clients.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/Screenshot_20230228-010119_Instagram-520x388.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Comme précisé plus haut, les méthodes de Pelatrice et Sfumatrice diffèrent seulement pour les premières étapes, lors de l’extraction de l’HE dans les fruits. Mais une fois obtenue la 1ère émulsion, le processus est le même : le mélange sera concentré plusieurs fois dans les centrifugeuses pour retirer les cires et l’eau (si c’est la Pelatrice) ou le jus (si c’est la Sfumatrice).</p>
<pre>

</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">d) Autres produits d’extraction</h3>
<pre>
</pre>
<p>On peut obtenir 3 types d’huiles essentielles à partir d’un même fruit :<br />
&#8211;	Cold Press<br />
&#8211;	Oil Phase<br />
&#8211;	Distillate </p>
<pre>
</pre>
<p><b>•  Cold Press (CP)</b></p>
<p>L’huile essentielle CP est le résultat obtenu avec les méthodes vues ci-dessus, par FMC, Pelatrice ou Sfumatrice. Elle est nommée « Cold Press » car on n’utilise que de l’eau (ou le jus) froide, on ne chauffe jamais le mélange.</p>
<p><i>L’huile essentielle CP représente plus de 70% des HE produites par BioCitrus pour un fruit.</i></p>
<p><u>Remarque</u> : Composition principale de l’HE CP de Mandarine verte :<br />
&#8211;	Dimethyle Anthranilate : 0.5 % (nécessaire d’avoir une quantité suffisante, mais ne doit pas être trop élevé non plus)<br />
&#8211;	Sinensal : 0.3%<br />
&#8211;	Limonene : 73-75%</p>
<pre>
</pre>
<p><b>•  Oil Phase</b></p>
<p>Pour les fruits où on extrait le jus, ce dernier est récupéré puis concentré. Il subit 7 étapes de concentration à des températures différentes. Durant ce processus, la vapeur qui s’échappe du jus lorsqu’il chauffe contient de l’huile essentielle. On récupère 3 types de cette huile essentielle :<br />
&#8211;	1ère oil phase : récupérée aux étapes de concentration 1 et 2<br />
&#8211;	2ème oil phase : récupérée aux étapes de concentration 3, 4 et 5<br />
&#8211;	3ème oil phase : récupérée aux étapes de concentration 6 et 7</p>
<p><i>L’huile essentielle Oil Phase représente 15% des HE produites pour un fruit. Elle peut être appelée « Essence ».</i></p>
<pre>
</pre>
<p><b>•  Distillate</b></p>
<p>Durant les différents processus pour obtenir l’HE Cold Press, comme vu plus haut, le mélange est passé dans des centrifugeuses afin de récupérer uniquement l’He et laisser de côté l’eau et les cires. Dans ce mélange on retrouve une faible quantité d’huile essentielle accrochée notamment autour et dans les cires.  Le mélange est donc distillé : l’huile essentielle obtenue est appelée Distillat.</p>
<p><i>L’huile essentielle Distillate représente 15% des HE produites pour un fruit.</i></p>
<p>D’un point de vue de la qualité et de la richesse olfactive d’une huile essentielle, la meilleure est l’HE Cold Press, puis l’Oil Phase et enfin la Distillate. </p>
<pre>

</pre>
<p><b>•  HE Concentrée</b></p>
<p>Il est possible également de concentrer l’HE obtenue avec les méthodes ci-dessus. Comme pour la concentration du jus, cela permet de réduire le poids du produit final pour pouvoir être plus facilement vendu. L’HE passe dans le même type de concentrateur que vu précédemment pour le jus. Durant ce processus, les terpènes, qui sont des molécules volatiles, sont retirés de l’HE et récupérés. On obtient alors une huile essentielle concentrée 5 fois à 25 fois. Une fois vendue, ça sera à l’acheteur de rajouter lui-même de nouveau les terpènes souhaités. <b id="olfaction"> </b></p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Description olfactive des différentes HE de BioCitrus</h2>
<pre>
</pre>
<p>En plus des différentes HE de Mandarine qui nous intéressent ici, j’ai pu sentir d’autres huiles essentielles de citrus avec lesquelles BioCitrus travaille. Voici une description rapide de toutes ces huiles essentielles senties. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/03/20220622_171741-700x525.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>

</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">a) Les différentes Mandarines</h3>
<pre>
</pre>
<p><b>•  HE Mandarine verte :</b> vert ++, dimethyl anthranilate ++, effet médicament, piquant, pétillant, frais eucalyptus</p>
<p><b>•  HE Mandarine jaune : </b>(comparée à la verte) +aromatique, -Dimethyl anthranilate, +frais, +pétillant, citralé, effet Bergamote</p>
<p><b>•  HE Mandarine rouge :</b> effet liquoreux, Davana, orange, juteux, effet doux </p>
<pre>

</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">b) Autres agrumes de BioCitrus</h3>
<pre>
</pre>
<p><b>•  HE Yuzu :</b> encaustique, thé, aromatique, citralé, vert, effet menthé, rappelle le thé à la menthe, myrcène</p>
<p><b>•  HE Tangerine :</b> bien aldéhydé, effet Tagette, fruité abricot/pêche, amertume mandarine (Albédo), confit</p>
<p><b>•  HE Citron vert :</b> vert, frais menthol, pétillant ++, acide, aldéhydé, effet coco, thé, salivant</p>
<p><b>•  HE Citron :</b> (comparée au Citron vert) +aldehydé, Aldéhydes C-9 et C-10, +gras, -vert, +doux, aromatique frais, </p>
<p><b>•  HE Orange :</b> Sinensal++, doux sucré, Aldéhyde C-10, légèrement gras, rond, effet très légèrement fumé</p>
<p><b>•  HE Orange Amère :</b> (comparée à l’Orange) +Mandarine, vert, citralé, +acide, -sucré,</p>
<p><b>•  HE Bergamote :</b> aromatique, lavandé, linalol, citralé, effet menthe poivrée</p>
</div>
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			</item>
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		<title>La Vanille de Taha&#8217;a &#8211; Polynésie Française</title>
		<link>https://noseontheroad.com/la-vanille-de-tahaa-polynesie-francaise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Noseontheroad]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Feb 2023 07:55:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[Parfumerie]]></category>
		<category><![CDATA[polynesie]]></category>
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					<description><![CDATA[Lors de mon étape du voyage en Polynésie Française, je suis allé faire un stop de plusieurs jours sur l&#8217;île de Taha&#8217;a, mondialement réputée pour sa vanille ! La majorité de la vanille Tahitensis de Polynésie est produite ici, sur [&#8230;]]]></description>
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<pre>
</pre>
<p>Lors de mon étape du voyage en Polynésie Française, je suis allé faire un stop de plusieurs jours sur l&rsquo;île de Taha&rsquo;a, mondialement réputée pour sa vanille ! La majorité de la vanille Tahitensis de Polynésie est produite ici, sur cette petite île de 10km de long au milieu du pacifique. </p>
<p>Durant mon séjour ici, j&rsquo;ai pu en apprendre davantage sur cette vanille Tahitensis et ses différences avec la vanille Planifolia de Madagascar, où j&rsquo;avais passé 1 semaine dans un petit village traditionnel dans la jungle malgache, chez un producteur de vanille. <b><a href="https:/la-vanille-madagascar/"target="_blank" rel="noopener noreferrer">Découvrir mon article sur cette aventure incroyable et sur cette vanille de Madagascar !</a></b></p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_113459-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_120102-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Sur Taha&rsquo;a, j&rsquo;ai été accueilli (très) chaleureusement par Djovani, un important producteur polynésien de vanille. Ses champs et connaissances lui ont été légués sur 2 générations. Il a pu me faire découvrir ses plantations, me montrer la pollinisation des fleurs à la main, comme à Madagascar, mais également me présenter tout le processus de séchage et de tri des fameuses gousses de vanille !</p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Les plantations de vanille</h2>
<pre>
</pre>
<p>La Vanille est une orchidée dont on retrouve 3 variétés principales : la vanille Planifolia cultivée principalement à Madagascar, la Tahitensis de Polynésie et la Pompona d&rsquo;Amérique centrale. Sur Taha&rsquo;a seule la vanille Tahitensis, réputée en pâtisserie, est donc cultivée.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_144127-520x390.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Lors de la découverte des plantations chez Djovani, je n&rsquo;ai guère trouvé de différence dans l&rsquo;aspect de la plante en elle-même, en comparaison avec la Planifolia de Madagascar. Les plants sont espacés de 1-2m, avec des lianes courants sur des tuteurs sur plusieurs mètres. Les fleurs possèdent de longs pétales verts jaunes, sans réelle odeur qui s&rsquo;en dégage.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_142323-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_141723-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Une liane a une durée de vie d&rsquo;environ 8 ans. Lorsqu&rsquo;on replante une nouvelle orchidée (à partir d&rsquo;une existante), il faudra attendre 3 ans avant que celle-ci donne des fleurs afin qu&rsquo;on puisse récolter les gousses par la suite.</p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">La pollinisation de la fleur</h2>
<pre>
</pre>
<p>Pour que la plante donne des fleurs, il faut que la plante soit stressée, notamment par un choc thermique. C&rsquo;est pourquoi la floraison arrive en hiver, vers fin juin, quand il fait plus « frais ».</p>
<p>Comme à Madagascar, la pollinisation de la fleur se fait à la main, fleur par fleur. C&rsquo;est un processus très délicat et capital qui va déterminer si la gousse se développera ou non. Une fois la fleur ouverte il faut la polliniser rapidement, au petit matin. En Polynésie (c&rsquo;était également le cas à Madagascar) presque la majorité des personnes qui pollinisent les fleurs sont des femmes. Djovani travaille notamment avec des « polliniseuses » très performantes, ayant un taux de réussite de pollinisation qui avoisine les 95% (assez rare). C&rsquo;est presque 100 fleurs par personne qui sont pollinisées en 1h de travail.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_141819-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_141846-1-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Si la pollinisation est un succès, la tige de la fleur va grossir petit à petit : ça deviendra la fameuse gousse de vanille ! Durant ce processus de maturation, qui prend plusieurs mois, la fleur va alors sécher et tomber de la gousse. </p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">La récolte des gousses de vanille</h2>
<pre>
</pre>
<p>La floraison débute en juin et s&rsquo;étale sur 4-5 mois. La récolte se fait donc également sur plusieurs mois.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_142438-360x443.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Les gousses de vanilles poussent par grappes, regroupées généralement en 4-8 gousses. 9 mois après la pollinisation de la fleur, la gousse de vanille a atteint sa taille à maturité, soit environ 15-20cm de long et 1cm de diamètre. Durant ces longs mois, la gousse reste verte. C&rsquo;est seulement après 9 mois qu&rsquo;elle commence à changer de couleur et à s&rsquo;obscurcir. Elle est alors récoltée puis mise en caisse 10 à 15 jours, afin qu&rsquo;elle finisse de mûrir. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220716_161507-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>La réelle différence avec la vanille Planifolia de Madagascar à lieu à cette étape du processus : la vanille Tahitensis peut murir sur la plante elle ne s&rsquo;éclate pas, même lorqu&rsquo;elle est cueillie verte et qu&rsquo;elle mûrie après la récolte. La vanille de Madagascar est quant à elle obligatoirement échaudée (bain d&rsquo;eau bouillante) juste après la récolte de la gousse verte afin de stopper le processus pour qu&rsquo;elle n&rsquo;éclate pas lorsqu&rsquo;elle mûrira par la suite. <b><a href="https:/la-vanille-madagascar/"target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lire mon article sur la vanille de Madagascar et le processus de préparation des gousses !</a></b></p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220716_161447-520x390.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>La vanille Tahitensis peut donc mûrir sur la plante. Mais elle est généralement récoltée avant maturation totale voire encore verte selon les producteurs, puis mûrie en intérieur (durant 3-4 semaines si récoltée verte). En effet lorsque la gousse mûrie sur le plant de vanille elle est souvent sujette aux attaques d&rsquo;oiseaux. </p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Le séchage des gousses</h2>
<pre>
</pre>
<p>Une fois arrivées à maturité, les gousses sont séchées au soleil durant 2 à 3 mois, seulement 1-2h par jour. Elles sont ainsi mises sur des bâches et chauffent en plein soleil, puis enveloppées dans des couvertures le reste de la journée afin qu&rsquo;elles suintent et perdent de l&rsquo;eau. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_132401-520x390.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Une personne est responsable de ce séchage, qui demande une précision importante et une grande expérience. Il étudie chaque gousse pour lui donner le meilleur séchage adapté. Petit à petit, celle-ci s&rsquo;aplatie pendant qu&rsquo;elle suit ce séchage méthodique. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_132447-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Après ces 3 mois de séchage, on masse les gousses une par une afin de repartir les grains à l&rsquo;intérieur de la vanille. </p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Description olfactive de la vanille</h2>
<pre>
</pre>
<p>D&rsquo;un point de vue global, je trouve que la vanille Tahitensis a des facettes plus caramélisées gourmandes et moins fumées que la vanille Planifolia de Madagascar.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2023/02/20220718_134906-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>J&rsquo;ai pu sentir les gousses à différents stades de séchage : à 1.5 et à 3.5 mois après récolte, déjà mises sous vides :</p>
<p>• Vanille en cours de séchage : gourmand, caramel++, minéral pierre chaude, légèrement réglisse anisé </p>
<p>• Vanille prête : +réglisse, fruit rouge fraise, sirop, anisé, caramel cuit, gourmand, minéral, légèrement fumé </p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Les différentes utilisations de la vanille</h2>
<pre>
</pre>
<p>Une fois le processus de séchage et de tri des gousses terminé, la vanille est enfin prête. Elle peut ensuite être mise sous différentes formes :</p>
<p>• Les gousses séchées : mises sous vide pour être vendues </p>
<p>• La pâte de vanille : correspond au reste après macération des gousses dans l&rsquo;alcool (on récupère cet alcool pour faire également un extrait de vanille) </p>
<p>• La poudre de vanille : pour les gousses les moins belles. Elles sont séchées dans un deshydrateur à 50°C durant 48h, puis broyées </p>
<p>• Les gousses macérées dans alcool pour en faire des eaux de vie ou du  rhum</p>
<pre>

</pre>
<p><b>★ Astuces de cuisine </b></p>
<p>Lorsque vous achetez une gousse et que vous l&rsquo;utilisez en l&rsquo;ouvrant et récupérant les grains à l&rsquo;intérieur, vous pouvez ensuite :<br />
• Mettre la gousse utilisée dans un bocal rempli de sucre et laisser quelques semaines<br />
• Faire macérer la gousse dans l&rsquo;alcool, par exemple du rhum blanc, durant 2-3 semaines</p>
</div>
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		<title>Le bois de Gaiac &#8211; Paraguay</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Noseontheroad]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Dec 2022 11:08:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[Parfumerie]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec l&#8217;équipe de sourcing de Nelixia, je suis allé au Paraguay au cœur du Chaco, 2e plus grande forêt d&#8217;Amérique du sud après l&#8217;Amazonie. Je me suis enfoncé dans cette forêt aux paysages arides durant 4 jours afin d&#8217;y observer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220627_155620-520x520.jpg" alt="" width="256" height="256" /></p>
<pre>
</pre>
<p>Avec l&rsquo;équipe de sourcing de Nelixia, je suis allé au Paraguay au cœur du Chaco, 2e plus grande forêt d&rsquo;Amérique du sud après l&rsquo;Amazonie. Je me suis enfoncé dans cette forêt aux paysages arides durant 4 jours afin d&rsquo;y observer et sentir la matière phare du Paraguay : le bois de Gaiac, appelé par les locaux Palo Santo (bois saint). Ce fût une expérience incroyable de découvrir cette matière emblématique de la parfumerie aux notes si remarquables, au milieu de cette jungle.  </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Plantations du Gaiac</h2>
<pre>
</pre>
<p>Je suis donc allé à la rencontre des producteurs de Gaiac travaillant pour Nelixia au coeur du Chaco, où ils m&rsquo;ont accueillis durant quelques jours afin que je puisse découvrir cette matière emblématique. Après 10h de trajet en partant d&rsquo;Asunción et des routes chaotiques, je suis arrivé dans un petit camp au milieu de la jungle où 6 hommes nous attendaient en préparant le repas au feu de bois. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220628_092414-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Ils m&rsquo;expliquent alors qu&rsquo;ils sont présents sur ce campement au coeur du Chaco pendant 2-3 mois puis retournent dans leur famille seulement une dizaine de jours, avant de retourner sur le terrain. Ils m&rsquo;ont ensuite amené à travers la jungle sur l&rsquo;une des nombreuses parcelles que possède Nelixia, soit plus de 400 hectares, chaque parcelle faisant 100m sur 2500m environ.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220712_195013-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220627_144533-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Le Bulnesia Sarmientoi est un arbre que l&rsquo;on retrouve uniquement à l&rsquo;état sauvage, éparpillé sur les parcelles, environ tous les 15-20m. Il n&rsquo;y a aucune plantation créée par l&rsquo;homme. On le trouve au cœur du Chaco, jungle sèche et non tropicale,  représentant 60% de la superficie du Paraguay et s&rsquo;étendant également en Bolivie et en Argentine. Seulement 5% de la population vit sur les terres sèches du Chaco. </p>
<p>A mon arrivée, je découvre des troncs d&rsquo;arbres coupés et empilés tout le long du chemin, prêts à être envoyés à l&rsquo;usine sur Asunción pour être broyés puis distillés. L&rsquo;odeur diffusée par ces rondins de bois est déjà marquante à peine arrivé sur les lieux, avec des notes fumées, épicées de Meth Iso Eugenol et vanillées. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220627_151359-1-520x390.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">La récolte du Gaiac</h2>
<pre>
</pre>
<p>Avec Hugo, l&rsquo;un des producteurs, je pars en forêt près du lieu de découpe afin d&rsquo;observer de plus près le Bulnesia Sarmientoi et il en profite pour m&rsquo;expliquer le process de sélection et de découpe de l&rsquo;arbre.  Ils travaillent tous les 6 ensemble et avancent petit à petit, parcelle après parcelle, mois après mois. Les arbres sont coupés uniquement lorsque la circonférence du tronc est supérieure à 1m15 (soit plus de 35cm de diamètre) ce qui correspond environ à un arbre d&rsquo;une trentaine ou quarantaine d&rsquo;années. Cette norme a été décidée par Nelixia, la loi au Paraguay imposant elle 95cm de circonférence. Aussi, pour une question de préservation, Nelixia a décidé de ne couper que 8 arbres matures sur 10, afin de laisser 20% des Bulnesia continuer à donner des graines etc.  </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220627_151102-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>En effet, Nelixia est l&rsquo;entreprise la plus sustainability du Paraguay et de loin. Elle sélectionne les arbres, leur laisse le temps de pousser et en choisissent certains pour la production de graines etc. Nelixia est également la seule à couper l&rsquo;arbre à sa base, sans arracher les racines, afin de le laisser repousser. Les autres entreprises réputées dans la production de Gaiac font beaucoup plus de volume mais sont moins concernées quant à la préservation de la jungle.  </p>
<p>Lorsque le tronc du Bulnesia est coupé à sa base, des ramifications repoussent en quelques mois, directement sur les bords. Il faut ensuite plusieurs décennies, entre 30 et 40 ans, pour qu&rsquo;il pousse suffisamment avant d&rsquo;être recoupé de nouveau. Hugo m&rsquo;explique également qu&rsquo;ils abattent et découpent environ 160 arbres par mois.  </p>
<p>J&rsquo;ai pu apercevoir différentes couleurs de troncs alors qu&rsquo;ils étaient entreposés. Lorsque le Gaiac est récemment découpé, il obtient une couleur bleu gris foncé pendant quelques jours. Après 1 mois il prendra petit à petit une couleur marron jaune, puis après 3 mois il aura une couleur jaune sable.   </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220627_150714-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220627_143141-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Aussi, l&rsquo;arbre donne des graines environ tous les 3-4 ans seulement. L&rsquo;arbre en fleur devient alors tout blanc, comme s&rsquo;il avait neigé. Cependant, pas tous les arbres ont une floraison, c&rsquo;est très variable et aléatoire. Selon le climat, elle peut avoir lieu généralement en septembre-octobre, mais elle arrive parfois en février, parfois en décembre. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/IMG-20220627-WA0057-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220627_145140-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Description olfactive </h2>
<pre>
</pre>
<p>Pendant que j&rsquo;évoluais à travers la zone de découpe, l&rsquo;odeur puissante et caractéristique du Gaiac m&rsquo;est venue directement au nez, alors que je marchais dans la sciure de bois éparpillée sur toute la zone et que des centaines de troncs coupés m&rsquo;entouraient. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/IMG-20220630-WA0017-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p><i>Description olfactive du bois de Gaiac coupé : fumé, Methyl Iso Eugenol, effet saumon fumé, bacon, sirop d&rsquo;érable, miellé, lentilles cuites, epicé clou de girofle, minéral, vanillé</i></p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Extraction du bois à l&rsquo;usine</h2>
<pre>
</pre>
<p>Les troncs d&rsquo;arbre de Palo Santo une fois découpés sont entreposés quelques mois dans le Chaco le temps de les acheminer à l&rsquo;usine de Nelixia, qui se trouve à Asunción. Je suis donc retourné à Asunción afin de pouvoir visiter cette usine.   </p>
<p>Je découvre à mon arrivée une grosse quantité de bois de gaiac, empilés par centaines de rondins, et dégageant ce parfum si caractéristique. La responsable de l&rsquo;usine m&rsquo;explique que c&rsquo;est plus de 15000kg de Gaïac qui sont récoltés et amenés chaque mois. Elle me détaille et me montre ensuite toutes les étapes pour l&rsquo;extraction de l&rsquo;huile essentielle de Gaiac.  </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220610_114942-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p><i></p>
<h3 style="color:#F3ACA1;">Étapes de traitement et distillation du Gaiac :</h3>
<p></i></p>
<pre>
</pre>
<p>•  une fois le bois apporté du Chaco, et près à être distillé, il est premièrement nettoyé pour retirer les impuretés.</p>
<p>•  il est ensuite moulu à l&rsquo;aide d&rsquo;une machine dotée de 4 cylindres possédant chacun 7 lames. Cette étape a lieu toute la journée non stop, 17 heures par jour, tous les jours. Le Gaiac réduit en poudre est alors acheminé sur l&rsquo;autre partie de l&rsquo;usine, là où a lieu la distillation.  </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220610_115828-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>•  Pour ce process de distillation, Nelixia dispose de 4 alambics. Le bois moulu est disposé par couches dans chaque alambic sur des grilles, pour un total de 800 à 1000kg de Gaiac par alambic.   </p>
<p>•  les 4 alambics sont remplis un à un et démarre alors le procédé de distillation à la vapeur d&rsquo;eau, avec 1 heure d&rsquo;intervalle entre chaque alambic. </p>
<p>•  pour alimenter le feu qui permet de fournir la vapeur d&rsquo;eau : 30% du combustible est le résidu de leur propre produit fini (gaiac moulu distillé, récupéré puis seché). Ils n&rsquo;en utilisent pas plus car cela étoufferait le feu. Le reste du combustible est du bois d&rsquo;eucalyptus acheté spécialement pour alimenter le feu. </p>
<p>•  la distillation dure 24 heures. Durant cette journée entière, l&rsquo;huile essentielle est récupérée toutes les heures. Les 6 premières heures sont celles où presque la moitié du rendement (plus de 40%) est atteint.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220610_123035-520x673.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>On obtient alors une huile essentielle blanchâtre très épaisse quasiment solide. A noter que pour certains producteurs, leur huile essentielle de Gaiac est plus foncée car ils utilisent la racine lors de la distillation (vu qu&rsquo;ils ne coupent pas le tronc à sa base mais qu&rsquo;ils le déracinent). Cela a donc un impact sur la couleur. Il faut également prendre en compte que lors de ma venue la distillation était encore récente, d&rsquo;où sa couleur blanchâtre (l&rsquo;huile essentielle s&rsquo;obscurcit légèrement au fil des semaines).</p>
<p>Le composant caractéristique principal de l&rsquo;huile essentielle de Gaiac est le Guaiol. Le taux minimum pour pouvoir être accepté est de 25% de Guaiol et peut monter jusqu&rsquo;à 35%. Après distillation, l&rsquo;huile essentielle est purifiée puis mélangée avec d&rsquo;autres lots afin d&rsquo;avoir un bon taux choisi de Guaiol. Elle est ensuite stockée avant d&rsquo;être exportée.  </p>
<p><i>Desciption olfactive de l&rsquo;huile essentielle : boisé fumé, noix, fruité, irisé, effet graine d&rsquo;angélique, aromatique linalol, épicé, miel, fumé gousse de vanille.</i> </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Utilisation du bois de Gaiac</h2>
<pre>
</pre>
<p>Le Bulnesia Sarmientoi est l&rsquo;un des bois les plus denses du Paraguay et du monde (1260kg/m3). Une partie est utilisée pour la parfumerie et une autre partie de la production est vendue pour un tout autre secteur : la construction de bateaux. On s&rsquo;en sert pour toute la zone autour de l&rsquo;hélice car ce bois résiste bien à l&rsquo;eau de mer, il est dur et a également une bonne lubrification grâce à l&rsquo;huile essentielle contenue dedans.  </p>
<p>Pour cette utilisation spécifique sur les bateaux, il y a plusieurs critères pour la vente du bois de Gaiac. Le bois ne doit pas avoir de trou, la circonférence minimale du tronc doit être de 1m, il ne doit pas être trop déformé et donc être le plus cylindrique possible. Aussi, il ne faut pas qu&rsquo;il y ait de fissure, ni de noeud de branche. </p>
<p><i>**Merci à Angel de Nelixia Paraguay pour m&rsquo;avoir fourni la photo de l&rsquo;arbre de Bulnesia en fleurs**</i></p>
</div>
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		<title>Le Baume Copahu &#8211; Brésil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Noseontheroad]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Dec 2022 05:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[Parfumerie]]></category>
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					<description><![CDATA[Accueil par Kaapi Fragrâncias Lors de mon séjour au Brésil, j’ai été chaleureusement accueilli chez Kaapi Fragrâncias, à Campinas au nord de Sao Paulo, par André Tabanez (directeur sustainability) et par le CEO de Kaapi, Eduardo Mattoso. Cette entreprise est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/copahu-carre2-e1673266851499.jpg" alt="" width="256" height="256" /></p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Accueil par Kaapi Fragrâncias</h2>
<pre>
</pre>
<p>Lors de mon séjour au Brésil, j’ai été chaleureusement accueilli chez <b>Kaapi Fragrâncias</b>, à Campinas au nord de Sao Paulo, par André Tabanez (directeur sustainability) et par le CEO de Kaapi, Eduardo Mattoso. Cette entreprise est spécialisée dans la fève Tonka et le Baume Copahu. Elle fait également de la création de parfums pour des marques brésiliennes et travaille aussi sur quelques autres matières premières, pour la parfumerie comme pour l’alimentaire. J’ai pu découvrir leur usine ainsi que leur laboratoire de création.  </p>
<p>Nous avons échangé durant toute une journée et j’ai pu en apprendre énormément concernant le Copahu et la fève Tonka (<b><a href="https:/la-feve-tonka-bresil/"target="_blank" rel="noopener noreferrer">Découvrir  mon article sur la Fève Tonka du Brésil</a></b>). En plus de ces 2 matières, ils travaillent également sur la baie rose et le bois de Rose, ainsi que la Brazil nut pour l’alimentaire.  </p>
<p>Dans cet article, je partage toutes les informations que j’ai pu obtenir suite à ces échanges concernant le Copahu : l’origine des producteurs, sa récolte et son extraction ou encore ma description olfactive du Baume Copahu et de son huile essentielle. </p>
<pre id="retourhistoire"></pre>
<p><i>A la fin de l’article <a href="#sectionhistoire"><b>*cliquer ici*</b></a> je rentre en détail sur l’origine des producteurs de Copahu et de fève Tonka et sur leur histoire qui a commencé il y a 150 ans, lorsqu&rsquo;ils ont été amenés par l’état brésilien en Amazonie enfin d’extraire au départ le caoutchouc. </i></p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Récolte du Baume Copahu</h2>
<pre>
</pre>
<p>Suite aux échecs face au marché du caoutchouc, ces producteurs se sont reconvertis principalement dans la production du Copahu et à plus petite échelle de la fève Tonka. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/DSC_8326-1-700x465.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Il faut comprendre que le Copahu n’est pas cultivé, il n&rsquo;y a pas de plantations faites par l’homme. Ces arbres sont à l’état sauvage et se situent un peu partout éparpillés au cœur de l’Amazonie. Les producteurs vivent au bord des rivières, la navigation étant le seul moyen de déplacement au milieu de cette jungle impénétrable. Lorsqu’ils vont extraire le Baume Copahu des arbres, ce sont des expéditions de 10 à 30 jours. Ils font à chaque fois plusieurs jours de pirogue à la découverte de nouvelles terres et donc de nouveaux arbres à extraire, et restent ensuite 10 à 20 jours afin de récolter le Baume de chaque arbre dans la zone découverte. A chaque expédition, ils peuvent récupérer 100 à 150 kg de Baume Copahu.  </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/Copaiba-harvester-520x390.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>La récolte peut se faire toute l’année, cela dépend des besoins du producteur. La saison des pluies est cependant bénéfique pour eux car les rivières montent et leur permettent d’aller encore plus loin et de découvrir de nouvelles terres et donc de nouveaux arbres.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/DSC_7995-700x465.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">L’extraction du Baume Copahu</h2>
<pre>
</pre>
<p>Dans un arbre de Copaïba le Baume se situe à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une cavité unique dans la partie inférieure du tronc, soit à 1m50 maximum de la base de l’arbre. Dans une cavité, on récupère généralement 5 à 10 kg de Baume copahu, allant jusqu’à 40 kg de rares fois, ou des quantités plus faibles (1-2 kg) si l’extraction a déjà été faite sur l’arbre, encore plus s’il y a peu de temps. </p>
<p>Aussi, l’arbre ne possède pas de baume dans sa cavité tant que son diamètre est inférieur à 30cm. Au-delà, plus l’arbre sera gros (et donc vieux) et plus il offrira une importante quantité de baume lors de sa 1ère extraction.   </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/Copaiba-tree-after-extraction-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Après une récolte sur un arbre, il faut attendre 2-3 ans pour qu’il produise du baume en quantité correcte, suffisante pour être récoltée à nouveau. Entre 2 récoltes, il n’y a qu’une faible quantité de Copahu dans la cavité, il est donc plus intéressant d’attendre quelques années. Mais on n&rsquo;aura jamais autant de quantité que lors de la 1ère récolte, car le baume s’est accumulé environ 15 ans dans sa cavité avant que le producteur ne découvre l’arbre.</p>
<pre>
</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">Procédé d’extraction</h3>
<pre>
</pre>
<p>La 1ère difficulté est de trouver la cavité sur l’arbre choisi, cette dernière n’étant jamais au même endroit. Le producteur essaye donc de taper sur le tronc et d’écouter pour l&rsquo;identifier. Lorsqu’il a déterminé une zone, il va percer un trou de la taille d’une pièce de monnaie à l’aide d’un outil ressemblant à un gros tire-bouchon. Si le trou a bien été fait dans la cavité, il enfonce un bec creux et le Baume va directement sortir sous forme liquide. De nombreuses fois, il faut recommencer jusqu’à trouver la précieuse cavité, ce qui rend le travail compliqué. </p>
<p>Une fois l’extraction du Baume effectuée, le producteur met un bouchon sur le tuyau creux qui a été enfoncé dans l’arbre. Cela permet d’empêcher les maladies et les batteries d’entrer, mais aussi de faciliter la récolte suivante 3 ans plus tard, évitant ainsi de creuser à nouveau le tronc. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/Copaiba-extraction-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/Foto-extracao-de-oleo-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Les méthodes d’extraction ont évolué au fil des décennies :  </p>
<p>•  Il y a 60 ans, on coupait l’arbre entièrement ce qui impliquait une extraction unique pour chaque arbre. </p>
<p>•  Puis les producteurs ont commencé à faire des trous dans les arbres pour les préserver et pouvoir les réutiliser pour d’autres récoltes. Mais ils laissaient le trou ouvert, provoquant de nombreuses maladies.  </p>
<p>•  Ensuite, ils ont décidé de refermer le trou après chaque extraction. Mais après 3 ans, l&rsquo;arbre reprenait le dessus et il fallait à nouveau creuser, là où l’on avait rebouché.</p>
<p>•  Enfin, la technique actuelle (et la plus optimale) est de mettre un bec creux, un court tuyau dans le trou puis c’est ce dernier que l’on vient simplement reboucher après chaque récolte. </p>
<p>Une fois tout le Baume extrait de la zone explorée, le producteur va ensuite le vendre directement, sans aucune intervention ou traitement sur le produit récolté.  </p>
<pre>
</pre>
<div class="deuximagesarticle">
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</p></div>
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  </div>
</div>
<pre>
</pre>
<p>Pour l’achat du Copahu, Kaapi Fragrâncias a 2 options : </p>
<p>•  La plus simple : acheter dans les grosses villes situées dans l’Amazonie. Ici, les gros acheteurs ont racheté le Baume à d’autres acheteurs plus enfoncés dans l’Amazonie, qui eux-mêmes ont acheté à d’autres personnes encore plus au cœur de la forêt etc, jusqu’au producteur même, au bord de la rivière. Avec cette option, Kaapi n&rsquo;aurait aucune traçabilité du produit, le Copahu venant de différents endroits, différents producteurs, différents acheteurs.  </p>
<p>•  La 2ème option est celle qu’ils choisissent pour la plus grande partie de leur stock : une réelle traçabilité du produit. Ils travaillent avec des ONG et ont plusieurs partenariats avec des coopératives qui sont en lien direct avec les producteurs. Dans ce cas de figure, c’est avantageux pour les producteurs qui sont mieux payés car pas d’intermédiaire, et également pour Kaapi qui a une bien meilleure traçabilité du Copahu, ce qui est de plus en plus demandé dans l’industrie. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/DSC_6979-768x511.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Le prix du Baume Copahu payé directement au producteur est d’environ 15$/kg. Il sera ensuite vendu après le passage à l’usine de Kaapi à environ 50-80$/kg. A savoir également que la production totale de Copahu dans tout le Brésil est autour de 150-200 tonnes par an. </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Description olfactive du Copahu</h2>
<pre>
</pre>
<p>Suite à toutes ces explications sur le Copahu, André m’a fait sentir leurs produits : le Baume Copahu et l’huile essentielle de Copahu. En effet, ils proposent à leurs fournisseurs ces 2 produits, l’huile essentielle de Copahu étant une simple distillation à la vapeur d’eau du produit brut, le Baume.  </p>
<p><b>•  Baume Copahu :</b> métalique, caryophyllene, humide, cave, frais eucalyptus, conifère terpénique, cuiré, animal++, effet styrax (sans le côté cinnamique), minéral, champignon, très légèrement fécal, effet olive verte. </p>
<p>&#8211;> Contient 35-40 % en Caryophyllene </p>
<pre>
</pre>
<p><b>•  HE Copahu :</b> +boisé, fumé, santalé, légèrement vert, minéral, effet silex, effet Sclarene, fruit frais.</p>
<p>&#8211;>  Contient 45-55% en Caryophyllene </p>
<p>Le composant principal du Copahu est le Caryophyllene. Il est présent entre 10% et 60% en fonction de l’espèce de Copahu et de l’arbre. Un bon Baume Copahu a un taux de Caryophylene au-dessus de 40-45%.    </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Utilisation du Copahu</h2>
<pre>
</pre>
<p>Au Brésil, le Copahu est connu pour ses bienfaits en médecine, notamment pour la cicatrisation des plaies. Mais cette utilisation par les locaux en médecine s’est vraiment perdue au fil des générations.  </p>
<pre id="sectionhistoire">
</pre>
<p>Auparavant, on le retrouvait également dans l’industrie de la peinture pour les vernis avant que son prix n’augmente lors de ses débuts d’utilisation en parfumerie, entre 1950 et 1960. C’est à ce moment-là que la grosse production de Copahu a réellement commencée, utilisée principalement en parfumerie jusqu’à encore aujourd’hui. Une partie sert aussi pour l’industrie des arômes.  </p>
<p>__ __ __ __ __ __ </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Histoire sur l’origine des producteurs de Copahu et fève Tonka</h2>
<pre>
</pre>
<p>Pour mieux comprendre pourquoi ces personnes ont décidé de vivre au cœur de cette forêt immense, alors que ce ne sont pas des indigènes originaires de l’Amazonie, il faut remonter 150 ans en arrière.  </p>
<p>Au début de la révolution industrielle et de l’industrie automobile, le caoutchouc devient une matière première extrêmement prisée et demandée par les États-Unis notamment pour la confection des pneus. Le Brésil possédant une quantité  très importante dans l’Amazonie, l’état décide de prendre 500 000 hommes de la région pauvre et aride de Bahia, sans leur famille, et de les envoyer au cœur de la forêt amazonienne avec une promesse de paiement. De 1880 à 1910, le Brésil devient alors le plus gros exportateur mondial de caoutchouc, détenant 95% du marché. Les États-Unis et le reste du monde dépendaient donc totalement du Brésil et de l’Amazonie à cette époque-là pour l’industrie automobile.  </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/DSC_8134-1-700x465.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>En 1876, un Anglais est venu au Brésil récupérer des graines de l’arbre du caoutchouc, afin de les planter à Londres dès son retour puis d’envoyer les plants quelques années après directement en Malaisie, colonie anglaise. 15 ans après, les plantations étaient prêtes à être commercialisées. Le prix du caoutchouc a alors totalement chuté et les États-Unis se sont tournés vers la Malaisie, délaissant totalement le caoutchouc brésilien. En 1920, le Brésil ne détenait plus que 2% du marché mondial. Les hommes envoyés dans l’Amazonie 40 ans plus tôt ont donc été totalement abandonnés par l’état brésilien.  </p>
<p>Durant la seconde guerre mondiale, suite à la difficulté d’approvisionnement, les États-Unis s’intéressent de nouveau au caoutchouc de l’Amazonie, et par conséquent l’état Brésilien envoie de nouveau 100 000 hommes au cœur de la forêt pour cultiver et récolter cette matière. Mais à la fin de la guerre, les États-Unis de désintéressent à nouveau du Brésil et ces centaines de milliers d’hommes sont une nouvelle fois abandonnés et vivent comme des indigènes.  </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/DSC_7107-700x932.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Cela explique donc les raisons de la présence de ces hommes qui ne sont pas originaires de l’Amazonie et qui finalement vivent ici quasiment comme les indigènes amazoniens. Ce sont ces familles, après ce second échec du caoutchouc, qui se sont tournées vers le Baume Copahu et son extraction ainsi que la récolte de la fève Tonka.<br />
<a onclick="myFunction()" href="#retourhistoire"><br />
Retour début article</a></p>
<p><i>**Merci à André Tabanez et à Kaapi Fragrâncias pour m&rsquo;avoir fourni la plupart des photos présentes dans cet article**</i></p>
</div>
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		<title>La fève Tonka &#8211; Brésil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Noseontheroad]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2022 04:33:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[Parfumerie]]></category>
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					<description><![CDATA[Accueil par Kaapi Fragrâncias Lors de mon séjour au Brésil, j’ai été chaleureusement accueilli chez Kaapi Fragrâncias, à Campinas au nord de Sao Paulo, par André Tabanez (directeur sustainability) et par le CEO de Kaapi, Eduardo Mattoso. Cette entreprise est [&#8230;]]]></description>
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<pre>
</pre>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Accueil par Kaapi Fragrâncias</h2>
<pre>
</pre>
<p>Lors de mon séjour au Brésil, j’ai été chaleureusement accueilli chez Kaapi Fragrâncias, à Campinas au nord de Sao Paulo, par André Tabanez (directeur sustainability) et par le CEO de Kaapi, Eduardo Mattoso. Cette entreprise est spécialisée dans la fève Tonka et le Baume Copahu. Elle fait également de la création de parfums pour des marques brésiliennes et travaille aussi sur quelques autres matières premières, pour la parfumerie comme pour l’alimentaire. J’ai pu découvrir leur usine ainsi que leur laboratoire de création.  </p>
<p>Nous avons échangé durant toute une journée et j’ai pu en apprendre énormément concernant la fève Tonka et le Baume Copahu (<b><a href="https:/le-baume-copahu-bresil/"target="_blank" rel="noopener noreferrer">Découvrir mon article sur le Baume Copahu du Brésil</a></b>). </p>
<p>Dans cet article, je partage les informations que j’ai pu obtenir suite à ces échanges concernant la fève Tonka : l’origine des producteurs, sa récolte puis son exportation  ou encore ma description olfactive des fèves. </p>
<pre id="retourhistoire"></pre>
<p><i>A la fin de l’article <a href="#sectionhistoire"><b>*cliquer ici*</b></a> je rentre en détail sur l’origine des producteurs de Copahu et de fève Tonka et sur leur histoire qui a commencé il y a 150 ans, lorsqu&rsquo;ils ont été amenés par l’état brésilien en Amazonie enfin d’extraire au départ le caoutchouc. </i></p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Plantations de fève Tonka</h2>
<pre>
</pre>
<p>Suite aux échecs face au marché du caoutchouc, ces producteurs se sont reconvertis principalement dans la production du Copahu et à plus petite échelle de la fève Tonka. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/DSC_8326-1-700x465.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>L’arbre, le <i>Dipteryx Odorata</i> appelé aussi Coumarou, n’est quasiment pas cultivé par l’homme : on le retrouve principalement à l’état sauvage dans l’Amazonie. 90% de la production de la fève Tonka au Brésil vient d’une toute petite région, autour de la ville de Santarem et ses environs. C’est ici que l’on trouve la meilleure qualité de fève de toute l’Amazonie. On retrouve des arbres de Tonka dans la majeure partie de la forêt, mais la qualité de la fève y est inférieure.  </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/Arvore-de-Cumaru-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Le Dipteryx Odorata est un arbre d’environ 30m de haut. On attend que le fruit tombe de l’arbre avant de le récolter au sol. Si on ne le récupère pas rapidement une fois tombé, le fruit qui contient la fève Tonka va être totalement mangé par des animaux (biches, cochons sauvages&#8230;). Il est également partiellement mangé lors qu’il est encore sur l&rsquo;arbre par les perroquets et les singes, mais ces derniers n’attaquent que la coque pas la fève.  </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">La récolte de la fève</h2>
<pre>
</pre>
<p>La saison de la récolte de la fève Tonka est d&rsquo;octobre à décembre, mais fonctionne par cycles de 3 ans : une année avec une excellente production, puis moyenne et enfin une 3ème année avec une production faible. </p>
<p>Les producteurs de fève Tonka ont généralement un travail en parallèle, dans les villes alentours. Puis lorsque vient la saison de la récolte, ils prennent quelques jours par mois ou bien vont récolter le weekend.  </p>
<pre>
</pre>
<div class="deuximagesarticle">
<div class="colonneimage">
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</p></div>
<div class="colonneimage">
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  </div>
</div>
<pre>
</pre>
<p>Ils partent donc en forêt à la recherche d’un Dipteryx Odorata et récupèrent toutes les fèves tombées au sol. Une fois l’arbre repéré et en pleine période de récolte, ils vont revenir une fois par semaine sous ce même arbre, afin d’éviter que les graines ne restent trop longtemps au sol et ne se fassent manger. Certains producteurs plantent également quelques arbres sur leur propriété derrière leur maison, afin d’avoir une petite production à eux.  </p>
<p>Chaque arbre donne en moyenne 3 kilos de fèves par an, selon l’année du cycle. Elles sont cultivées au Brésil dans l’Amazonie puis envoyées ensuite en Europe, pour y être extraites et ainsi obtenir l’Absolue Tonka (ou vendues directement pour l’alimentaire).  </p>
<pre>
</pre>
<div class="deuximagesarticle">
<div class="colonneimage">
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</p></div>
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  </div>
</div>
<pre>
</pre>
<p>Il y a 50 ans, le Venezuela était le plus gros producteur de fève Tonka. Mais de nombreux problèmes dans le pays ont ralenti et diminué la production. Depuis 10-15 ans, le Brésil est devenu le plus gros producteur mondial, avec une production totale de fève Tonka qui s’élève à 150-200 tonnes par an. Mais il y a de grosses variations, notamment dû au cycle de récolte de 3 ans, expliqué au début.  </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Description olfactive</h2>
<pre>
</pre>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/20220620_172222-scaled-e1671164151413-520x520.jpg" alt="" width="256" height="256" /></p>
<pre>
</pre>
<p><b>•  Fève Tonka :</b> salé, animal, coumariné, amandé, vanillé, olive noire, tabac, caramel</p>
<pre id="sectionhistoire">
</pre>
<p><b>•  Absolue Tonka :</b> coumariné, foin, tabac, peau animal, carotte crue, épicé, poivré, piment, salé, amandé, pain d&rsquo;épice, mousse de chêne, miellé, iodé algues, vanillé, caramel</p>
<p>__ __ __ __ __ __ </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Histoire sur l’origine des producteurs de Copahu et fève Tonka</h2>
<pre>
</pre>
<p>Pour mieux comprendre pourquoi ces personnes ont décidé de vivre au cœur de cette forêt immense, alors que ce ne sont pas des indigènes originaires de l’Amazonie, il faut remonter 150 ans en arrière.  </p>
<p>Au début de la révolution industrielle et de l’industrie automobile, le caoutchouc devient une matière première extrêmement prisée et demandée par les États-Unis notamment pour la confection des pneus. Le Brésil possédant une quantité  très importante dans l’Amazonie, l’état décide de prendre 500 000 hommes de la région pauvre et aride de Bahia, sans leur famille, et de les envoyer au cœur de la forêt amazonienne avec une promesse de paiement. De 1880 à 1910, le Brésil devient alors le plus gros exportateur mondial de caoutchouc, détenant 95% du marché. Les États-Unis et le reste du monde dépendaient donc totalement du Brésil et de l’Amazonie à cette époque-là pour l’industrie automobile.  </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/DSC_8134-1-700x465.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>En 1876, un Anglais est venu au Brésil récupérer des graines de l’arbre du caoutchouc, afin de les planter à Londres dès son retour puis d’envoyer les plants quelques années après directement en Malaisie, colonie anglaise. 15 ans après, les plantations étaient prêtes à être commercialisées. Le prix du caoutchouc a alors totalement chuté et les États-Unis se sont tournés vers la Malaisie, délaissant totalement le caoutchouc brésilien. En 1920, le Brésil ne détenait plus que 2% du marché mondial. Les hommes envoyés dans l’Amazonie 40 ans plus tôt ont donc été totalement abandonnés par l’état brésilien.  </p>
<p>Durant la seconde guerre mondiale, suite à la difficulté d’approvisionnement, les États-Unis s’intéressent de nouveau au caoutchouc de l’Amazonie, et par conséquent l’état Brésilien envoie de nouveau 100 000 hommes au cœur de la forêt pour cultiver et récolter cette matière. Mais à la fin de la guerre, les États-Unis de désintéressent à nouveau du Brésil et ces centaines de milliers d’hommes sont une nouvelle fois abandonnés et vivent comme des indigènes.  </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/12/DSC_7107-700x932.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Cela explique donc les raisons de la présence de ces hommes qui ne sont pas originaires de l’Amazonie et qui finalement vivent ici quasiment comme les indigènes amazoniens. Ce sont ces familles, après ce second échec du caoutchouc, qui se sont tournées vers le Baume Copahu et son extraction ainsi que la récolte de la fève Tonka.<br />
<a onclick="myFunction()" href="#retourhistoire"><br />
Retour début article</a></p>
<p><i>**Merci à André Tabanez et à Kaapi Fragrâncias pour m&rsquo;avoir fourni la plupart des photos présentes dans cet article**</i></p>
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		<title>Le Baume Pérou &#8211; El Salvador</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Noseontheroad]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 02:09:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[Parfumerie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Salvador est l&#8217;unique pays producteur de la résine de Baume Pérou dans le monde. Je suis alors parti dans ce nouveau pays avec l&#8217;équipe de sourcing de Nelixia ainsi qu&#8217;une anthropologue durant une semaine, à la découverte des plantations [&#8230;]]]></description>
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<pre>
</pre>
<p>Le Salvador est l&rsquo;unique pays producteur de la résine de Baume Pérou dans le monde. Je suis alors parti dans ce nouveau pays avec l&rsquo;équipe de sourcing de <a href="https://www.nelixia.com/"target="_blank" rel="noopener noreferrer"><b>Nelixia</b></a> ainsi qu&rsquo;une anthropologue durant une semaine, à la découverte des plantations du Baume Pérou. Ce fût une expérience incroyable d&rsquo;aller à la rencontre de ces producteurs du Peru Balsam, de mieux comprendre leur quotidien et leurs problématiques, d&rsquo;évoluer à travers les arbres et observer la récolte en direct, jusqu&rsquo;à la presse directement chez le producteur ! </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Découverte des plantations en forêt</h2>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20220614-WA0029-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20220614-WA0025-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Après 30 minutes à l&rsquo;arrière d&rsquo;un pick-up, nous nous enfonçons dans la jungle Salvadorienne. Sur le bord du chemin de terre, j&rsquo;aperçois alors mon premier arbre de baume Pérou <i>(Myroxylon balsamum)</i> ! Mes narines s&rsquo;ouvrent et captent la moindre odeur venant à moi, puis tout à coup ça y est : cette odeur vanillée baumée, métallique et épicée arrive jusqu&rsquo;à mon nez ! Un véritable plaisir d&rsquo;être présent au milieu de cette jungle, entouré petit à petit que l&rsquo;on avance par une multitude d&rsquo;arbres au nectar précieux ! </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20211002-WA0012-520x390.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Le chemin terreux nous amène alors sur le terrain d&rsquo;un producteur, avec sa maison au cœur de la jungle. Après un accueil chaleureux, nous échangeons pendant plus d&rsquo;une heure avec les différents producteurs de la région venus assister à cette réunion avec l&rsquo;équipe de sourcing de Nelixia. J&rsquo;ai alors l&rsquo;occasion de présenter mon projet ainsi que le métier de parfumeur et l&rsquo;utilisation qu&rsquo;il va avoir du Baume Pérou dans la composition de parfums. </p>
<p>Le producteur qui nous a accueilli m&rsquo;amène ensuite voir les plantations à côté de sa maison. Je découvre alors une multitude d&rsquo;arbres , hauts de 15 à 20 mètres, des tissus rectangulaires posés à différents endroits sur chaque arbre. Se dégage alors une puissante odeur baumée vanillée, avec des facettes verte et métallique accompagnée de notes épicées eugenol et cinnamique. </p>
<pre>
</pre>
<div class="deuximagesarticle">
<div class="colonneimage">
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</p></div>
<div class="colonneimage">
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  </div>
</div>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">La récolte du Baume Pérou</h2>
<p>En évoluant à travers les arbres de la plantation, je découvre alors un jeune homme de 18 ans, pieds nus, perché à 10m de haut et maintenu par une simple corde entourée autour du tronc et de sa taille. Il est en train de gratter et récolter l&rsquo;écorce de l&rsquo;arbre, et récupérer également certains des tissus imprégnés sur l&rsquo;arbre.</p>
<pre>
</pre>
<p>Tout en regardant ce jeune homme virevolter sur l&rsquo;arbre, le producteur m&rsquo;explique toute la démarche de la récolte. </p>
<pre>
</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">○  Étapes de la récolte </h3>
<p>2 récoltes principales ont lieu dans l&rsquo;année : entre octobre et novembre, et de mai à juin. La récolte a également lieu entre juin et octobre, mais est moins importante. </p>
<p>•  La première étape consiste à brûler le tronc de l&rsquo;arbre à différents endroits, en répartissant les zones de brûlage pour laisser l&rsquo;arbre se régénérer. On ne récolte que sur les arbres en bonne santé et possédant un diamètre (DHP) supérieur à 30cm.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20220614-WA0028-700x525.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>•  5 jours après avoir brûlé le tronc, la personne va venir enlever l&rsquo;écorce sur la zone brûlée en respectant une fenêtre de découpe de 10-15 cm de large et 10 à 50 cm de long (en fonction de l&rsquo;état de l&rsquo;arbre, de sa hauteur, son diamètre&#8230;.). On récupère alors cette écorce dans un panier, et l&rsquo;on place directement un tissu absorbant rectangulaire sur toute la zone découpée. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20211002_084307-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20211002_085149-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>•  Durant 20 à 22 jours, le tissu va absorber le Baume Pérou. On va ensuite le récupérer pour en mettre un nouveau, durant 20 jours. </p>
<p>•  L&rsquo;écorce retirée et les tissus imbibés sont alors amenés à la maison du producteur principal où se trouve la presse (pas tous les producteurs ont une presse, ils utilisent celle des plus gros producteurs).</p>
<pre>
</pre>
<div class="deuximagesarticle">
<div class="colonneimage">
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</p></div>
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  </div>
</div>
<pre>
</pre>
<p>•  Les tissus imbibés ainsi que l&rsquo;écorce en copeaux vont être pressés par un mécanisme d&rsquo;enserrement, tout en versant de l&rsquo;eau bouillante dessus. L&rsquo;eau mélangée au Baume Pérou va ensuite s&rsquo;écouler et être récupérée, avant d&rsquo;être séparée pour ne récupérer que le Baume odorant.</p>
<pre>
</pre>
<div class="deuximagesarticle">
<div class="colonneimage">
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</p></div>
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  </div>
</div>
<pre>
</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">○  Les cueilleurs</h3>
<p>Les jeunes commencent dès l&rsquo;âge de 12 ans, en enlevant les tissus situés en bas des troncs d&rsquo;arbres et en assistant leurs aînés. À partir de 16 ans ils s&rsquo;entraînent à monter aux arbres et manier les harnais durant 1 à 3 ans, avant de devenir des récolteurs confirmés et pouvoir récolter à temps plein le baume Pérou. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20211002_083439-1-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20220614-WA0040-520x692.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Lorsque j&rsquo;ai visité la plantation, le jeune homme qui était en train de récolter le Baume avait tout juste 18 ans, et montait pieds nus à 10 mètres de haut sur le tronc à l&rsquo;aide d&rsquo;une corde entourée autour du tronc et accrochée par une boucle au crochet situé sur son harnais. Il portait un sac en toile à sa taille afin de récolter les tissus imbibés et l&rsquo;écorce de l&rsquo;arbre. </p>
<p>Ils récoltent de 7 heures du matin à 16 heures, et passent sur 25 à 30 arbres en une journée. En revanche ils ne montent pas aux arbres lorsqu&rsquo;il pleut, les troncs glissant trop et pouvant amener à un accident. Cependant, les accidents sont généralement dus à des brûlures ou à des coupures mais très rarement dus à une chute. </p>
<pre>
</pre>
<div class="deuximagesarticle">
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</p></div>
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  </div>
</div>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Description odeur Baume Pérou</h2>
<p>Lors de la découverte de cette forêt, je me suis approché de ces tissus imbibés de baume Pérou à l&rsquo;odeur puissante. Il se dégageait alors un parfum baumé vanillé, avec des notes métallique et verte très présentes. Venait ensuite une note encens pyrogéné légèrement plastique, avec également des facettes épicées cinnamiques et d&rsquo;eugenol, rappelant un peu la racine de <a href="https:/les-odeurs-rencontrees-en-inde/"target="_blank" rel="noopener noreferrer"><b>Decalepis</b></a>. Enfin, je pouvais percevoir des notes de caramel et d&rsquo;olive verte.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20220614-WA0026-carre-700x700.jpg" alt="" width="260" height="260" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p><i>Description olfactive du Baume : Vert, métallique, vanillé, piquant, encens, brûlé pyrogéné, plastique, caramel, olive verte, épicé cannelle + eugenol, Decalepis</i></p>
<p>Le producteur m&rsquo;apprend également que les graines dans l&rsquo;arbre contiennent une petite quantité de balsam et que l&rsquo;on retrouve les caractéristiques olfactives décrites ci-dessus. Elles sont utilisées en médecine, ingérées sous forme d&rsquo;infusion. </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Utilisation du Baume Pérou</h2>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20211002_085737-360x480.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>La résine obtenue par la presse des tissus imbibés de Baume Pérou est récupérée et amenée à l&rsquo;usine de Nelixia dans le sud du Guatemala, pour y être filtrée. On procède également à des mélanges de différents lots, afin d&rsquo;être toujours au dessus du taux minimal de cinnamate de benzyle. </p>
<p>Le résinoïde et l&rsquo;huile essentielle du Baume Pérou vont être produits directement par les entreprises qui rachètent la résine à Nelixia.</p>
<p>On peut également trouver l&rsquo;huile essentielle de Cascarilla : elle est produite à partir de l&rsquo;écorce brulée de l&rsquo;arbre retirée avant de placer les tissus qui imbiberont la résine.  </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20220614-WA0018-520x390.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Cette première écorce est aussi récupérée et vendue pour une utilisation quotidienne par locaux au Salvador. En effet, les Salvadoriens font brûler ces copeaux d&rsquo;écorce à l&rsquo;extérieur de leurs maisons, afin d&rsquo;éloigner les insectes (notamment les moustiques) et pour purifier l&rsquo;air. Lors de ma venue au Salvador, je logeais dans une Guesthouse chez des locaux, et j&rsquo;ai ainsi pu sentir se dégager dans l&rsquo;air une note fumée vanillée et baumée, avec des facettes épicées, métallique et d&rsquo;encens. Cette odeur addictive m&rsquo;a directement mis dans l&rsquo;ambiance, avant même d&rsquo;aller à la rencontre de cette matière première incroyable, dans les forêts de Peru Balsam ! </p>
<pre>

</pre>
<p><i>**Merci à Solène Bourquin, qui m&rsquo;avait accompagné voir les producteurs de Peru Balsam, pour m&rsquo;avoir donné la plupart des photos de cet article, suite à la perte de toutes mes photos lors d&rsquo;une agression dans un bus local au Guatemala**</i>
</div>
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		<title>L&#8217;Ambrette &#8211; Guatemala</title>
		<link>https://noseontheroad.com/lambrette-guatemala/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Noseontheroad]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jun 2022 02:56:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[Parfumerie]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec l&#8217;équipe de sourcing de Nelixia, je suis allé à la rencontre des producteurs d&#8217;Ambrette au cœur de la jungle Guatémaltèque, dans le sud du pays! Découverte des champs d&#8217;Ambrette Apres un accueil chaleureux par le producteur et sa famille, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20210929-WA0002-carre.jpg" alt="" width="256" height="256" /></p>
<pre>
</pre>
<p>Avec l&rsquo;équipe de sourcing de Nelixia, je suis allé à la rencontre des producteurs d&rsquo;Ambrette au cœur de la jungle Guatémaltèque, dans le sud du pays! </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Découverte des champs d&rsquo;Ambrette</h2>
<p>Apres un accueil chaleureux par le producteur et sa famille, il nous amène à la découverte des champs de Patchouli (<a href="https:/le-patchouli-guatemala/"target="_blank" rel="noopener noreferrer">Découvrir mon article sur le Patchouli</a>) et d&rsquo;Ambrette, appelée <i>Almizcle</i> au Guatemala.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20210929-WA0005-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20210929-WA0007-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>En arrivant sur place après 20-30min de marche dans la jungle, je découvre un champ d&rsquo;Ambrette : des plants d&rsquo;1m50 offrant des cabosses remplies de graines brunes à la forme sphérique et au relief étonnant, rappelant la coquille en spirale d&rsquo;un escargot. Elles dégagent peu odeur, mais c&rsquo;est en l&rsquo;écrasant entre mes doigts ou encore en la mettant en bouche et en croquant directement dans la graine, qu&rsquo;une délicate facette irisée aromatique est apparue, avec des notes musquée d&rsquo;Ambrettolide et fruitée poire.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20210930_133508-carre-1024x1024.jpg" alt="" width="256" height="256" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Lors de ma venue, nous sommes à la fin de la récolte mais certains plants sont encore en fleurs, offrant une belle fleur jaune à l&rsquo;odeur intéressante. En effet, la fleur d&rsquo;Ambrette possède des facettes amandées et d&rsquo;Héliotropine, ainsi que des notes aqueuses florales d&rsquo;Helional et de Bourgeonal.</p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">La récolte des graines</h2>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20210929-WA0003-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20210929-WA0004-recadre-1-520x694.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>La récolte à lieu de juin à septembre, les fruits (les cabosses) mûrissant petit à petit sur une même plante. Une fois les fruits mûrs, les graines passant du vert blanchâtre au brun, les cabosses sont récoltées à la main une par une. C&rsquo;est un travail vraiment difficile pour les cueilleurs car la plante possède de petites épines fines sur toute sa surface, rendant la récolte compliquée. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20210929-WA0006-700x525.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Une fois les cabosses récoltées, elles sont ouvertes afin de récupérer les petites graines contenues dedans. Ces dernières sont ensuite étalées et séchées au soleil plusieurs jours. Ce sont ces graines nervurées de 3-5mm qui donneront par la suite l&rsquo;huile essentielle d&rsquo;Ambrette (appelée Absolue d&rsquo;Ambrette. voir l&rsquo;explication plus bas).</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20210929-WA0008-520x390.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Le producteur m&rsquo;apprend aussi que la graine d&rsquo;Ambrette est également utilisée en médecine, notamment pour les antidotes contre les morsures de serpents.</p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Production et description de l&rsquo;HE</h2>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20210929-WA0010-700x525.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Une fois les graines récoltées par les producteurs puis séchées, elles sont récupérées par les équipes de Nelixia et amenées à son usine, dans le sud d&rsquo;Antigua. Les graines sont ensuite traitées par distillation classique à la vapeur d&rsquo;eau. Cependant, le résultat obtenu n&rsquo;est pas habituel car on obtient une huile essentielle très épaisse, appelée faussement beurre ou concrète d&rsquo;Ambrette. Après une deuxième étape de traitement, on obtient le produit final, appelé Ambrette absolue. Attention, cela reste une huile essentielle et non pas une extraction aux solvants volatils comme les autres absolues.</p>
<p><i>Odeur Ambrette Absolue : irisé, carotte, vert, minéral, poussiéreux sable, butyrique, fruité, effet musc nitré, Ambrettolide</i></p>
<p>_______</p>
<p><i>**Merci à Julio pour m&rsquo;avoir donné plusieurs photos utilisées dans cet article**</i></p>
</div>
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		<title>Le Piri Piri &#8211; Pérou</title>
		<link>https://noseontheroad.com/le-piri-piri-perou/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Noseontheroad]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jun 2022 23:30:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[Parfumerie]]></category>
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					<description><![CDATA[En plein cœur de l&#8217;Amazonie, j&#8217;ai eu l&#8217;opportunité incroyable de rencontrer la tribu des Shipibos et de vivre plusieurs jours dans une des familles du petit village de San Francisco, au bord du Río Ucayali. Ils m&#8217;ont accueilli avec des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style>
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<div class="responsive">
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20220611_200939-2-700x700.jpg" alt="" width="256" height="256" /></p>
<pre>
</pre>
<p>En plein cœur de l&rsquo;Amazonie, j&rsquo;ai eu l&rsquo;opportunité incroyable de rencontrer la tribu des Shipibos et de vivre plusieurs jours dans une des familles du petit village de San Francisco, au bord du Río Ucayali. Ils m&rsquo;ont accueilli avec des sourires et des embrassades, accompagnés du rire des nombreux enfants de la famille qui couraient autour de moi. Je me suis senti très rapidement immergé au cœur de leur culture, et totalement prêt à découvrir la racine de Piri Piri et son nectar ! </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Découverte du Piri Piri</h2>
<p>Le jeune couple de la famille, Ali et Alemerce, me reçoivent dans leur maison. C&rsquo;est ici que je passerai les 4 prochains jours. Peu de temps après mon arrivée, je suis rapidement emmené par Ali dans une partie de leur jardin, où il me montre la plante de Piri Piri Amor. Il m&rsquo;explique alors qu&rsquo;il existe 2 types : le Piri Piri Amor et le Piri Piri Amistad.</p>
<pre>
</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">○ Le Piri Piri Amor</h3>
<p>Les tiges de la plante font 40cm de haut et ses racines sont petites (environ 3-4cm). Les Shipibos ne produisent pas l&rsquo;huile essentielle de cette racine car le rendement est trop faible. Dans la culture traditionnelle de ces villages de Shipibos, le Piri Piri Amor joue un rôle important dans un rituel qui a lieu entre les couples. Lors de cérémonies, ils se baignent avec l&rsquo;eau dans laquelle ont macéré les racines. Auparavant, on râpait la racine et laissait tremper les copeaux 10 jours dans l&rsquo;eau avant de l&rsquo;utiliser pour les rituels.</p>
<pre>
</pre>
<h3 style="color:#F3ACA1;">○ Le Piri Piri Amistad</h3>
<pre>
</pre>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20220611_200828-520x520.jpg" alt="" width="256" height="256" /></p>
<pre>
</pre>
<p>Les tiges de la plante sont plus grands, atteignant 120-150cm. Les racines sont également plus grosses (de 5 à 10cm). C&rsquo;est pourquoi ils distillent cette racine là, le rendement étant bien meilleur pour la quantité de travail fourni pour cultiver le Piri Piri. </p>
<p>Le Piri Piri Amistad est utilisé lorsque les Shipibos recevoient des amis ou des étrangers venus leur rendre visite, auparavant sous forme également de bains d&rsquo;eau dans laquelle avaient macéré les racines. Depuis 15 ans que la production d&rsquo;huile essentielle a été lancée, ils utilisent désormais directement l&rsquo;eau de distillation pour ces rituels de bains parfumés.</p>
<p>De nos jours, Ali m&rsquo;explique que ces traditions de bains avec le Piri Piri (Amor comme Amistad) se perdent de plus en plus, et que ce dernier est de moins en moins utilisé, à son grand regret. </p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Découverte de la plantation</h2>
<p>Avec Alemerce, nous prenons le tuk-tuk de la famille et nous partons en direction de la plantation de Piri Piri, au cœur de la jungle amazonienne. Arrivés sur place, je découvre plusieurs champs (5 hectares au total) avec des plants de Piri Piri regroupés par paquets de 40-60 tiges de 150cm, chaque paquet espacé de 2m. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20220504_153314-700x933.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20220504_151752-520x694.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Un homme employé par la famille travaille à temps plein chaque jour dans les champs, afin de les nettoyer et désherber. Si ce n&rsquo;est pas fait « propre » autour de chaque paquet, les racines ne se développeront pas et le rendement sera très faible.</p>
<p>La récolte à lieu une seule fois par an entre juillet et septembre selon les champs. La distillation est ensuite faite en avril, car il y a trop de pluies en fin d&rsquo;année et cela peut nuire au process. Ils récoltent environ 400kg de racines de Piri Piri Amistad chaque année. Pour chaque paquet de plants de Piri Piri coupés et déterrés, ils replantent au même endroit 2 racines récoltées, pour l&rsquo;année suivante. Ces dernières se développeront et donneront à leur tour un nouveau paquet de 40-60 tiges et racines. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20220504_151833-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Process de la récolte à la distillation</h2>
<p>○  les plants sont déterrés par paquets puis les tiges sont coupées une par une, pour ne garder que les racines. Le reste de la plante n&rsquo;est pas réutilisé et est jeté. </p>
<p>○  Les racines sont ensuite lavées méticuleusement pour retirer la terre et autres impuretés, puis séchées au soleil 3-5 jours en fonction du temps. Elles sont alors entreposées dans des sacs en toile, en attendant la distillation quelques mois plus tard. </p>
<p>○  En Avril, au moment de la distillation, les racines sont amenées au broyeur afin d&rsquo;être réduites en poudre. </p>
<p>○  Enfin, a lieu l&rsquo;extraction de l&rsquo;huile essentielle par le procédé de distillation à vapeur d&rsquo;eau, qui dure entre 4 et 5 heures pour 50kg de racines mises dans l&rsquo;alambic, et 8 heures pour 100 kg.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/VideoCapture_20220611-200422-700x933.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20220504_063445-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Les étapes de la distillation </h2>
<p>Avant 2008, le Piri Piri était utilisé lors des rituels mais n&rsquo;avait jamais été distillé. Il y a 15 ans, l&rsquo;ONG <a href="https://www.coeurdeforet.com/"target="_blank" rel="noopener noreferrer"><b>Coeur de Forêt</b></a> est venue en aide à la communauté des Shipibos et notamment la famille qui m&rsquo;a accueilli, afin de mettre en place le procédé de distillation avec le broyeur, l&rsquo;alambic, le petit laboratoire etc. Il faut savoir que dans toute la région, ils ne sont que 3-4 familles à travailler le Piri Piri et à produire son huile essentielle. </p>
<p>Les quantités produites sont donc très faibles. En effet, seulement 400 kg de racines sont récoltées chaque année, ce qui correspond à 2 litres d&rsquo;huile essentielle de Piri Piri Amistad. Ainsi, à chaque distillation, 50 kg de racines sont transformées pour donner 250mL d&rsquo;huile essentielle. </p>
<p>Lors de ma venue, la famille était en train de distiller le Piri Piri et m&rsquo;avait attendu pour leur dernière distillation de l&rsquo;année. J&rsquo;ai pu assister à toute la mise en place du process pour broyer puis distiller cette précieuse matière ! </p>
<pre>
</pre>
<h3 style="color:#000000 ;">Étapes pour la distillation :</h3>
<p>•  on remplie d&rsquo;eau froide l&rsquo;alambic </p>
<p>•  on place une grille au fond de la cuve</p>
<p>•  sont déposées ensuite par dessus les racines réduites en poudre par le broyeur</p>
<p>•  on referme l&rsquo;alambic et on verse de l&rsquo;eau autour de la jonction entre la cuve et son couvercle, pour que la vapeur ne s&rsquo;échappe pas durant la distillation</p>
<p>•  on connecte les tuyaux d&rsquo;eau à la colonne de refroidissement (condensateur)</p>
<p>•  puis on démarre le feu, en utilisant des chutes de bois de Capirona, qui est un très bon combustible local. </p>
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<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20220506-WA0017-700x933.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20220504_104241-520x693.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>•  la distillation démarre alors, et va durer 5 heures. L&rsquo;huile essentielle mélangée à l&rsquo;eau recondensée sort petit à petit puis est récupérée à la fin du process. </p>
<p>•  à l&rsquo;aide d&rsquo;une ampoule à décanter, on va pouvoir récupérer l&rsquo;huile essentielle de Piri Piri, stagnant au dessus de l&rsquo;eau.</p>
<p>•  cette eau est appelée eau de distillation et va être récupérée puis vendue pour les bains cérémoniaux et lors des rituels, ou à des fins personnelles. </p>
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<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20220504_104210-700x933.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/20220504_143821-700x933.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
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<h2 style="color:#F3ACA1;">Descriptions olfactives</h2>
<p><b>○  La racine</b></p>
<p>Lors de mon arrivée à la zone de distillation, j&rsquo;ai découvert 2 gros sacs de 25kg chacun remplis de racines de Piri Piri Amistad. Récoltées il y a 2 mois puis lavées et séchées, elles étaient prêtes à être broyées puis distillées. L&rsquo;odeur de la racine brute n&rsquo;est pas très puissante, mais dégage malgré tout un parfum aux notes intéressantes.</p>
<p><i>Odeur racine : terreux, épicé poivré, curcuma, gingembre, sauce soja, citralé verveine</i> </p>
<pre>
</pre>
<p><b>○  La racine réduite en poudre</b></p>
<p>J&rsquo;ai pu assister au broyage des 50kg de racines de Piri Piri, afin d&rsquo;obtenir une poudre prête à être distillée. L&rsquo;odeur qui se dégageait lors du broyage était plus puissant que la racine brute, et de nouvelles notes que je n&rsquo;avais pas capté auparavant se sont dévoilées. </p>
<p><i>Odeur poudre : gras aldehydé, zesté gingembre, terpénique, fruité jaune, citronnelle, frais linalol, rappelle facettes du vétiver sans la note fumée</i></p>
<pre>
</pre>
<p><b>○  L&rsquo;huile essentielle</b></p>
<p>Suite au broyage des racines, la poudre obtenue est amenée au bâtiment d&rsquo;en face afin de procéder à la distillation. Durant 5 heures, l&rsquo;huile essentielle va être extraite et récoltée petit à petit. L&rsquo;odeur du Piri Piri se dévoile alors complètement, avec de nouvelles facettes que je n&rsquo;avais pas perçu en sentant uniquement la racine. </p>
<p><i>Odeur huile essentielle : fumé vétiver, orange amère, amertume zeste pamplemousse, piquant, épicé noix de muscade, poussiéreux, curcuma, gras huile de noix, frais linalol, citralé</i></p>
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</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG-20220506-WA0012-700x1004.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>

</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Les limites du Piri Piri</h2>
<p>Seules 3-4 familles travaillent le Piri Piri sur les rives du Rio Ucayali, parmi toutes les tribus Shipibos. Ces producteurs sont en manque de moyens et par conséquent en manque de main d&rsquo;œuvre, pour permettre de produire une quantité plus importante de Piri Piri. C&rsquo;est pourquoi cette matière si intéressante reste bien rare et précieuse.</p>
<p>Lors de ma visite, j&rsquo;ai pu me rendre compte de la réalité de ces producteurs qui font face à des problèmes qui peuvent mettre en péril leur production et par conséquent leur quotidien. En effet, alors que la distillation avait commencé depuis 3h30 et que nous continuions à alimenter le feu, une coupure de courant a eu lieu dans tout le village. La pompe s&rsquo;est alors arrêtée et ne pouvait donc plus amener d&rsquo;eau froide à la colonne de refroidissement. Le producteur a ainsi dû arrêter le processus de distillation 1h avant la fin prévue, car cela aurait pu brûler et endommager l&rsquo;huile essentielle déjà récoltée.</p>
<p>A cause de cet arrêt prématuré, il a malheureusement perdu quasiment 50mL d&rsquo;huile essentielle sur les 250mL prévues initialement. Sur une production totale de 2L par an, cette perte est pour lui réellement significative !</p>
<p>J&rsquo;ai également fait face à la réalité des choses pour ces tout petits producteurs, lorsqu&rsquo;ils m&rsquo;ont demandé conseil pour trouver des soutiens, afin de les aider à développer leurs productions. Ils ont cette volonté de se développer, travailler encore plus dur, mais ils ont besoin de main d&rsquo;œuvre pour travailler dans les champs, participer à la récolte etc. </p>
<p>La découverte de ces petits producteurs de la tribu des Shipibos, isolés au bord du Rio Ucayali, me change des mes rencontres jusque-là avec des producteurs plus importants travaillant avec davantage de moyens et étant drivés par de grosses entreprises.</p>
<pre>

</pre>
<p><b>Un grand merci à Jeremie Rubinstein pour m&rsquo;avoir permis de découvrir cette belle matière et de m&rsquo;avoir mis en relation avec cette super famille de producteurs !</b>
</div>
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		<title>Le Patchouli &#8211; Guatemala</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Noseontheroad]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Apr 2022 00:05:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les matières premières]]></category>
		<category><![CDATA[Parfumerie]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour la reprise de mon tour du monde olfactif en septembre 2021, j&#8217;ai pu démarrer par le Guatemala où j&#8217;ai eu l&#8217;opportunité d&#8217;être accueilli chaleureusement par Nelixia, une entreprise productrice de matières premières pour la parfumerie et l&#8217;alimentaire, leader en [&#8230;]]]></description>
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<pre>
</pre>
<p>Pour la reprise de mon tour du monde olfactif en septembre 2021, j&rsquo;ai pu démarrer par le Guatemala où j&rsquo;ai eu l&rsquo;opportunité d&rsquo;être accueilli chaleureusement par <a href="https://www.nelixia.com/"target="_blank" rel="noopener noreferrer"><b>Nelixia</b></a>, une entreprise productrice de matières premières pour la parfumerie et l&rsquo;alimentaire, leader en Amérique Centrale. Lorsque l&rsquo;on pense sustainability en Amérique Latine, on ne peut que penser immédiatement à Nelixia. J&rsquo;ai été impressionné par son implication auprès des producteurs avec lesquels elle travaille. Elle se concentre réellement sur leur conditions de travail, mais également sur leurs conditions de vie au quotidien. Elle les accompagnent sur plusieurs années et leurs propose des solutions durables.</p>
<p>En passant plus d&rsquo;un mois au côté des équipes de sourcing de Nelixia, j&rsquo;ai pu découvrir les nombreuses matières qu&rsquo;ils produisent en Amérique centrale, notamment le Patchouli (et l&rsquo;Ambrette : <a href="https:/lambrette-guatemala/"target="_blank" rel="noopener noreferrer">Découvrir mon article sur cette graine musquée</a>)</p>
<p>J&rsquo;ai eu l&rsquo;opportunité de rencontrer plusieurs communautés de producteurs de Patchouli à travers le Guatemala. Avec l&rsquo;équipe de sourcing, nous sommes allés à leur rencontre afin de dispenser des formations afin d&rsquo;améliorer leurs conditions de travail, et pour inspecter les parcelles de Patchouli. Cet échange a été très riche et m&rsquo;a permis de bien comprendre le rôle de Nelixia et son implication dans les communautés de producteurs.</p>
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</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Les plantations de Patchouli</h2>
<p>A mon arrivée sur les parcelles de Patchouli, la plante était quasiment prête à être récoltée. Elle atteignait 50-100cm de haut, avec des feuilles duveteuses de différentes tailles (5 à 12 cm de long et 3 à 10 cm de large).</p>
<p>Au Guatemala, les parcelles de Patchouli se situent au cœur de la jungle, au milieu des jeunes plantations de café, elles-mêmes à l&rsquo;abri sous les arbres. L&rsquo;idée est d&rsquo;optimiser le sol en 3 couches distinctes :<br />
•  le <i>Madre Cacao</i>, des arbres de plusieurs mètres de haut qui ont pour rôle important d&rsquo;apporter de l&rsquo;ombre aux plants de café<br />
•  le café, qui va mettre 2 ans à avoir une taille correcte<br />
•  le patchouli, qui profitera de la petite taille des plants de café pendant les 2 premières années, pour se développer et être récolté.</p>
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</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2021/12/20210927_133439-700x933.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2021/12/20210927_133803-700x933.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Ainsi, les plantations de Patchouli ne vivent que 2 ans, avant d&rsquo;être renouvelées dans de nouvelles parcelles. Aussi, la plupart des communautés avec lesquelles travaille Nelixia étaient au départ uniquement des producteurs de café. Nelixia a introduit petit à petit la production de Patchouli (et d&rsquo;Ambrette), par le biais de l&rsquo;optimisation des sols, créant une source de revenu supplémentaire pour les producteurs sans leur ajouter de réelle contrainte.</p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Description olfactive</h2>
<p>La feuille de Patchouli est la partie odorante de la plante. Ce n’est pas une odeur très puissante, il est préférable de frotter la feuille entre ses doigts pour bien sentir les différentes facettes. Lors de mes visites dans les plantations de Patchouli, j’ai pu sentir une odeur verte rappelant la feuille du framboisier, avec une facette légèrement poussiéreuse mais moins présente que dans l’huile essentielle. On retrouve également une très légère note fruitée rappelant un abricot duveteux, ainsi qu’une facette piquante.</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2021/12/20210927_132448-700x933.jpg" alt="" width="274" height="366" /> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2021/12/20210927_133550-700x933.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">La récolte</h2>
<p>La récolte a lieu tous les 6 mois en octobre-novembre puis en mars-avril, sauf la première année où elle n’a lieu qu’une fois, les parcelles mettant plus de temps à donner. Les plants sont coupés en gardant la tige entière avec les feuilles. Une fois récoltés, les plants vont être séchés directement à la communauté chez les producteurs durant environ 1 semaine (en fonction du temps), à l’intérieur de leur maison. Le Patchouli n’est pas séché à l’extérieur au soleil, car cela entraine une perte non négligeable de l’odeur des feuilles et ainsi une perte de rendement par la suite lors de la distillation. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2021/12/20211015_134552-700x933.jpg" alt="" width="250" height="333" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Les producteurs peuvent rencontrer des problèmes liés à la pluie et au vent, trop présents et abimant leurs parcelles selon leur emplacement dans le pays. Mais leur principal problème concerne le séchage qui est souvent difficile, à cause des pluies régulières et puissantes au moment de la récolte en octobre. Cela peut ainsi entrainer des soucis d’humidité et de moisissure.</p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Description de l’huile essentielle</h2>
<p>Nelixia m&rsquo;apprendra que pour le Patchouli, plus l&rsquo;huile essentielle vieillie est meilleure elle devient. </p>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2021/12/20210929_164441-1152x1536.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<p>J&rsquo;ai pu sentir leur huile essentielle de 2019, et ses caractéristiques étaient intéressantes, comparées aux Patchouli que j&rsquo;ai pu sentir à Madagascar ou bien celui d&rsquo;Indonésie. En effet, celui de Nelixia a une note plus citrus zestée, qui dure dans le temps, et est moins poussiéreux. On peut retrouver également ses facettes classiques de sous bois humide et de terre mouillée, avec une note liquoreuse rappelant un peu le Davana, ainsi que des facettes encens et épicée poivrée.</p>
<pre>
</pre>
<h2 style="color:#F3ACA1;">Discussion avec les producteurs</h2>
<p>Mes différentes visites des parcelles de Patchouli et mes échanges avec les producteurs m&rsquo;ont fait réaliser plusieurs choses, que je n&rsquo;avais pas entièrement conscience jusque là durant mon voyage. En effet, les communautés de producteurs travaillent toute l&rsquo;année sur le Patchouli, récoltent les feuilles, les font sécher etc. Mais pour la quasi majorité, ils ne savent pas pourquoi ils travaillent cette plante, ils n&rsquo;ont pas conscience de leur utilité par la suite parfumerie et la transformation des feuilles en huile essentielle !</p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2021/12/20210928_111957-700x933.jpg" alt="" width="274" height="366" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>Grâce à Nelixia, j&rsquo;ai pu avoir un échange vraiment intéressant avec les différentes personnes de la communauté. J&rsquo;ai pu ensuite leur faire une présentation sur mon métier en devenir et sur le cheminement des feuilles séchées de Patchouli qui sont transformées en huile essentielle chez Nelixia, pour être vendue et utilisée par la suite dans la formulation de compositions parfumées. </p>
<pre>
</pre>
<p><center><img loading="lazy" decoding="async" src="https://noseontheroad.com/wp-content/uploads/2022/04/IMG-20210930-WA0008-700x525.jpg" alt="" width="400" height="300" /></center></p>
<pre>
</pre>
<p>J&rsquo;ai profité de cette discussion avec eux pour leur faire sentir l&rsquo;huile essentielle de Patchouli mais également un parfum classique avec une grande quantité de Patchouli dedans : Patchouli de Réminiscence. Nous avons pu échanger sur leurs ressentis, ce qu&rsquo;ils sentaient dans ce parfum, et cela a aussi permis de bien illustrer et mettre en avant leur travail, capital pour les parfumeurs. Ils ont pu mieux appréhender l&rsquo;utilité finale de ces feuilles de patchouli, dont le parfum diffusait dans leur maison tous les 6 mois, envahie de plants séchant dans leur salon. </p>
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